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Messages - Jesyan

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Pour le sol du RdC, teinté dans la masse ou pas... Bonne question ! Comment peut-on le savoir à coup sûr ?


Pour la dalle chaux, oui, j'ai oublié ce détail. Le hérisson est envisagé, mais pour l'instant, il faut déjà que je fasse un carottage pour définir précisément ce qui est existant et ce qui peut être fait. Je reviendrais plus tard avec des infos là-dessus. Par contre, une question au sujet de la chape chaux : Quelle finition peut-on lui appliquer ? (J'imagine que si je parle d'un flottant en lame de vinyle, je vais me faire lyncher...)


Les huisseries, ça parait difficile. A part peut-être la simple fenêtre double-vantaux du salon qui semble avoir été épargnée, la porte d'entrée et la porte-fenêtre ont leur encadrement complètement déformé/esquinté. N'ayant pas de main d'oeuvre à payer, les changer semble plus "sain" que de tenter un rafistolage de fortune. Par rapport à notre prévision d'origine (1 porte fenêtre + 1 fenêtre double vantaux OB + 1 fenêtre 1 vantail), s'ajoute la porte d'entrée, une fenêtre double vantaux et une porte-fenêtre double vantaux et comme nous n'avons que le matériel à acheter... 

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Oui désolé; une fois posté, je me suis rendu compte que c'était clair pour moi mais vite indigeste pour autrui. D'un autre côté, je trouve ça constructif et intéressant pour qui suit l'affaire. D'ailleurs, vous semblez bien suivre !
 

La vraie catastrophe, outre le fait d'avoir acheter 30/40% trop cher et d'être obligé de se reloger, c'est aussi de devoir faire un second prêt travaux voire un troisième dans quelques années. Heureusement que ce n'est pas un investissement dans l'espoir d'une revente, mais bien un achat pour vivre. Parce que vu le prix qu'elle va nous coûter, on va pouvoir attendre quelques décennies pour récupérer notre mise (si on la récupère un jour) ! Il y a aussi le fait qu'on a du mal à s'enlever de la tête l'image du vendeur qui sabre le champagne d'avoir trouvé d'aussi bons pigeons !
Mais en réalité, tout ça, j'ai envie de dire que c'est avant tout une pilule à avaler. Pour l'instant elle a du mal à passer, mais dans quelques années ça ira mieux.


Pour la salle de bain, le maçon semblait très sceptique quand à la tenue de l'enduit à cause des différents revêtements et des rattrapages à faire. Pour lui, compte tenu des travaux important qu'il y aurait à faire, piquer les murs et y poser notre contre-cloison semble la meilleure solution, d'autant que nous le ferions nous-même... Après il n'a jamais dit qu'il n'y avait pas d'autres possibilités. Je peux toujours lui en toucher 2 mots, voire ce qu'on pourrait envisager d'autre pour une SdB.


Pour le sablage des solives, c'est facultatif. Je dirais que c'est surtout parce qu'au point où on en est, on aimerait se permettre de faire la fine bouche là-dessus. C'est pas après qu'il faudra se dire "mince, on aurait dû...". L'un des charpentier me disait que si on souhaite préserver le torchis et sa finition, il serait préférable de poncer ces solives. Mais est-ce qu'un ponçage est réellement envisageable sans dégrader le bois, ou est-ce que c'est encore une solution douteuse ? (le fait est que les solives on déjà été brossées à la brosse métallique, ça se voit par les rayures laissées).

Par contre, en ce qui concerne la poutre principale, celle qui traverse la maison de part en part, qui mesure 35cm de côté et qui a été peinte en blanc, c'est certain qu'on ne va pas la laisser ainsi; l'occasion est trop belle de lui rendre sa beauté originelle. A la rigueur, le jour ou je la sablerais, je testerais sur une solive voir comment réagit le torchis.


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L'étage :

L'étage n'est constitué que de 3 chambres. Pour le moment, il restera tel quel car il est tout à fait habitable en l'état et qu'il faut aussi savoir s’arrêter. Nous ne ferons que séparer une grande chambre en 2.
Les charpentiers qui sont montés sur le toit y ont fait 5 ouvertures en tout et n'ont rien vu de gravissime; tout est bien sec et le lattage est correctement posé même si tout est fait au rabais. Il y a 150mm de laine de roche. Le côté fait en Shingle est mûr mais peut encore tenir une grosse poignée d'années. Le côté fait, il y a quelques années, en ardoise fibro est clairement exploitable en l'état. Le seul problème finalement, c'est le vide d'air qui est insuffisant mais pas inexistant. Il m'ont donc conseillé de laisser de côté la toiture pour le moment, tout en prévoyant un peu de finition : la pose de 4 chatières, refaire 5m de rive à noquets et les gouttières, ainsi que revoir l'étanchéité autour de la cheminée (coulure d'eau dans les combles perdu). En tout, un bon gros millier d'euros.
-> La réfection complète de la toiture et des 5 Velux attendra donc (15 000 euros), ainsi que la rénovation de l'étage. Cependant, ils m'ont conseillé de ne refaire l'intérieur de l'étage qu'une fois la toiture refaite... Les raisons seraient un risque d'abîmer les sous-pentes. J'avoue que je suis un peu déçut de ça, parce que j'avais plutôt prévu de retaper l'étage à mon rythme tout en économisant, à plus long terme, pour la toiture... Je dois encore creuser cette question.

Selon le conseiller de Maison Paysanne de France et les 2 charpentiers qui ont vu la maison, la charpente, massive et magnifique (nous avons craqué dessus en tout cas) date d'avant 1800 et est en excellent état. C'est une vraie consolation ! Nous envisagerons donc certainement de supprimer les combles perdu pour mettre en valeur cette charpente lors de la réfection des chambres.
Pour info, il n'y a aucun mur à l'étage, seulement des cloisons. Nous envisageons des pignons en enduit chaux/chanvre et des sous-pentes en lambris brut. Pour les cloisons, la question reste en suspend, mais comme de toute façon cela demandera quelques années, il sera toujours temps de creuser...



Voilà voilà ! Désolé pour le côté indigeste du truc, mais imaginez juste le nombre d'informations que j'ai dut digérer ces 2 derniers mois !

N'hésitez pas à réagir, je suis ouvert à tout !

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6 - Les menuiseries :
L'escalier est un sur-mesure ultra bas de gamme que nous devions initialement changer. Il est très mal posé (flagrant maintenant que nous avons cassé les habillages). J'envisage de le remettre en place une fois les travaux du RdC finis, même s'il faut l'adapter. En effet, mettre un escalier neuf nous coûtera cher et ce n'est pas primordial dans l'immédiat. Mais surtout, l'étendue des travaux suivant, à l'étage, fera que l'escalier souffrira... Quitte à détruire un escalier, autant laisser l'ancien !
Les fenêtres. Nous ne devions changer que la fenêtre de la SdB, du dégagement et la porte fenêtre du salon qui sont en bois et très vieillottes. Mais une fois tout le placo enlevé, nous avons découvert que toutes les autres fenêtres en PVC sont très mal posées et malheureusement esquintées. Quant à la porte d'entrée, c'est collector : Elle est fixé directement dans le placo en haut, dans du plâtre en bas et les montants verticaux sont collés à la mousse polyuréthane sur les murs.
-> Changer toutes les menuiseries. Obligatoire ! D'autant que si nous refaisons le sol, ce sera l'occasion de toute remettre de niveau.
--> Nous devrions avoir assez de côté pour ce poste de dépense... Mais rien n'est sûr. Le bon point, c'est que j'ai un installateur de fenêtre dans la famille.

7 - La salle de bain/WC :      
Je ne détaille pas nos découvertes mais disons que je l'ai entièrement détruite...
-> Tout refaire. Chape chaux au sol, réseau général de plomberie (la cuisine étant adjacente par un mur de refend, et tout l'équipement "à eau" étant sur ce même mur). Le plafond actuel est constitué de solives et de torchis recouvert de toile de verre; nous ferons cependant un faux-plafond.
Le vrai ennui, ce sont les murs donnant sur l'extérieur de cette pièce qui ont été très fortement modifiés. Il y a de la pierre/mortier chaux, du béton, des parpaings, de la brique... Les travaux sur les murs de cette pièce sont trop importants et trop lourds. Cependant, les murs sont costauds et viables en l'état. les maçons me conseillent donc (à regret et ça se voit) de suivre mon idée de base en faisant une salle de bain entièrement en béton cellulaire (paroi de douche sur mesure comprise), finir à la faïence et mettre un extracteur hygro (il y a aussi une fenêtre OB). Pour un gain de place, la porte d'entrée de la SdB sera coulissante. J'afficherais le plan de cette SdB dès que je l'aurais mis à jour.
--> Passage également obligé. La SdB (unique) intègre également les seuls toilettes de la maison, la machine à laver et le sèche-linge. Nous avons déjà le budget pour ce poste de dépense. Nous en ferons une grande partie nous-mêmes, même si je m'attends à de nombreuses sueurs froides.

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4 - La plomberie :
Une catastrophe ! Réalisée en mélangeant PVC/PER sans réelle logique. Des raccord industriels - voir à gaz - adaptés et collé à la glue ou je ne sais quoi... Pas de décompression (enfin si, un tuyau de 34mm qui vient se perdre dans le vide derrière le placo à l'étage...). Un tuyau de 100mm d'évacuation, mal posé, à 10cm au dessus du sol alors qu'il aurait put être posé à ras. Des coudes discutables, des passages à l'arrache derrière les cloisons sans fixations, des pentes non respectées, un passage dans le mur de refend entre la SdB et la cuisine, mélangé avec les câbles électriques non gainés...
-> Tout refaire ! Partir de la fosse toute eaux (3m de tuyaux entre le mur extérieur et la fosse) et placer les évacuations dans la nouvelle chape chaux. Heureusement, toute la plomberie interne de la maison est concentrée en 1 seul point; le long du mur de refend entre la cuisine et la SdB. Coût estimé par le plombier pour la réfection complète (or PVC en sol), environ 1500 euros avec pose d'une décompression de type clapet équilibreur de pression (Nicoll) dans le logement technique de la plomberie (trappe au dessus des toilettes avec les nourrices, etc...).
--> Passage obligé, nous avons déjà le budget pour ce poste de dépense.

5 - L'électricité :
Une seconde catastrophe ! Des fils et câbles non gainés passés derrière le placo, des raccord dénudé, des dominos entourés de scotch à carton, des repiquages sauvages via domino (3*2.5 -> 3*3*2.5), Un 3*6 inexistant dans la cuisine, des éclairages repiqués directement sur des prises... Disjonctez les prises de la chambre 1 à l'étage et non seulement vous ne disjonctez que l'une des 2 prises de cette chambre, mais en même temps l'éclairage extérieur et une prise du salon...
-> Tout refaire ! Les 2 électriciens qui ont vu l'installation refusent de travailler dessus si on ne refait pas tout de A à Z (et je les comprends très bien).
--> Passage obligé, nous avons déjà le budget pour ce poste de dépense (devis artisan de 3200 euros). Connaissant l'électricité, j'en ferais une grande partie et notamment toute la répartition. De plus, j'ai la chance d'avoir un élec dans la famille... J'ai déjà bien avancé sur cette partie.

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3 - Les plafonds :
La moitié est constitué de solives apparentes en chêne, avec torchis habillé de toile de verre peinte (entrée, SdB) ou de plâtre (cuisine); la seconde moitié est un simple plafond en béton recouvert de plâtre (salon). Ils sont tous en bon état (pas de fissures de déformation ou de décoloration) et ne nécessitent donc pas de travaux autre que facultatifs, éventuellement de finition.
-> Le RdC étant mis à nu, j'envisage de sabler les solives qui sont actuellement peintes en chêne foncé/laquées et que nous préférerions naturelles, sans compter que ça éclaircirait les pièces. L'ennui c'est le risque d'abîmer le torchis et donc d'augmenter le coût et le travail à faire ensuite. Mais quel est le degré de risque ? (sachant que le trochis est recouvert de plâtre ou de toile de verre).
De plus, le plancher de l'étage est en béton coulé sur les 5 cm de torchis recouvrant les solives. N'y a t'il pas un risque pour ce plancher ? Je me dis que le torchis ne sera pas directement ciblé par le sablage, qu'il est recouvert (toile de verre/plâtre) et que de là à éclater le torchis sur son épaisseur totale (sachant qu'il est plus épais entre les solives) j'ai de la marge, mais à vrai dire, je n'en sais rien. Bref, question en suspend, j'en parlerais au maçon.
--> Là on est dans le facultatif. Réalisable soit-même, le coût n'est pas exorbitant (quelques centaines d'euros de location/consommable) compte tenu de la surface relativement faible à travailler. De plus, si nous voulons le faire, c'est maintenant (allez donc sabler dans une maison finie !).
Nous envisagerons sérieusement cette possibilité une fois les murs entièrement piqués (et en cours de séchage) et en fonction des devis/prêts définitifs.

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2 - Les murs :
Ils mesurent 65 cm d'épaisseur et sont en pierres/mortier chaux et en tuffeau. Ils sont recouverts d'enduit ciment à l'extérieur et de ciment, plâtre ou crépis à l'intérieur. Le tout caché sous du placo posé n'importe comment (MAP directement sur le mur, rail à sous-pente...) mais vraiment bien fini (d'où notre déconvenue d'ailleurs).
Les murs primaires semblent de bonnes bases sur lesquelles repartir.
-> Piquage complet des murs interne puis enduit chaux/chanvre. Pour l'épaisseur, nous verrons en fonction de l'état des rattrapages à faire et des possibilité techniques/réalistes concernant le passage de l'électricité. Nous partirions sur 5cm sur les murs donnant sur l'extérieur et un simple habillage sur les murs de refend. Pour l'extérieur, cela restera tel quel dans les premières années, le timing et le budget étant forcément limité. Par contre, il serait envisageable d'y percer des trous de 40cm de profondeur pour aérer les murs (je ne me souviens plus du nom de cette technique). Ce serait un travail laborieux mais qui au pire ne peut faire que du bien (mais que je peux réaliser plus tard en attendant de refaire un enduit de qualité).
--> Solution adoptée (à peaufiner cependant en fonction des "surprises" révélées par le piquage).

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Donc passons à la technique !

Sur conseil de Gérard, j'ai fait appel à Maison Paysanne de France et contacté le conseiller local. Le Monsieur en question, dans le "milieu" depuis le début des années 70, est venu faire une "inspection" de la maison. Pour synthétiser : Il a semblé effaré par l'étendue des malfaçons réalisées par notre vendeur et des problèmes datant d'avant cette "rénovation" et finalement aggravés ou masqués par cette dernière.

Durant la première demie-heure nous avons cru qu'il allait déclarer forfait. Mais finalement non !

Il nous a donné des conseils techniques et quelques infos sur les artisans "collaboratifs" du coin. Nous avons suivi ces conseils et creusé cette voie qui est aujourd'hui celle que nous choisissons tant elle semble correspondre à nos besoins/possibilités (à notre réalité en somme).
Je tiens donc à remercier ce Mr (je ne sais pas si je peux le citer ?) ainsi que Gérard pour cette aide "personnalisée".


Voici donc les information obtenues par Maisons Paysannes de France et les solutions proposées qui en découlent (artisans notamment).

Le RdC :
 
1 - Le sol :
Il est constitué d'un carrelage ciment de 2 cm d'épaisseur, sur chape chaux/ciment de 5 cm d'épaisseur (réalisé lors d'une restauration datant des années 1940/1950), sur lit de gravier. Je n'ai peut-être pas les termes exact, mais en gros c'est ça.
Le carrelage ciment est en excellent état, pas de fissures et une décoloration assez légère. Cependant, même s'il est plan, les différences de niveau entre les pièces peut-être important et certains sols ne sont pas vraiment de niveau. Nous le savions et avions prévu de nous en satisfaire (ça n'a d'ailleurs rien de rédhibitoire). Nous pourrions le garder en l'état, mais les artisans nous conseille une réfection pour en améliorer le confort et la "salubrité".
-> Casse de la chape et coulage d'un chape chaux pour tout le bénéfice que cela apporte au bâti et au confort, mais aussi pour une remise à niveau complète du RdC (tant qu'à faire !).
Cette opération est cependant facultative, mais serait intéressante à réaliser; d'autant qu'il sera impossible de le faire par la suite. Nous pouvons également opter pour la réfection des seulement 2 pièces posant le plus de problème, la cuisine et la salle de bain adjacente.
--> Evidemment, cette proposition m'intéresse au plus haut point, avoir une base largement saine étant primordial. Mais la solution étant facultative et la banque ayant aussi son mot à dire, nous ne pouvons pas la valider pour le moment tant il y a d'autres priorités (mais c'est quand même largement dans le tuyau). J'attends le devis.


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Retour maintenant sur le volet technique de ce chantier à venir !...

Gérard.

Je suis en train de rédiger un (plusieurs) pavé sur le sujet justement ! Ca vient, ça vient !

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---> La suite :

- Le coût d'une telle attaque est exorbitant ! Même soutenu par la protection juridique, les frais "annexes" (expertises, scellée de la maison, relogement, etc...) représentent une somme affolante (au bas mot 4 zéro avec un 1 voire un 2 devant); impossible à supporter pour nous, sachant, en plus, qu'il faudra de toute manière réinjecter de l'argent dans la rénovation ensuite. De plus, le vendeur à tout intérêt à faire durer la procédure (ce qui est d'ailleurs simplissime pour lui) pour nous asphyxier et nous faire lâcher prise. Enfin, en cas de défaite, les sommes que nous devrons (frais de procédure adverse, dommage et intérêt au vendeur - sic ! -) nous ruineraient, au sens stricte du mot. Et je ne prends pas en compte l'aspect psychologique de la procédure...
- Dans le meilleur des cas, l'espoir de gain financier est trop faible pour justifier une telle prise de risque et casser la vente est tout simplement impossible dans notre cas.  
- La procédure en elle-même est extrêmement délicate puisque c'est à l'attaquant de tout prouver. Comment prouver la mauvaise foi du vendeur, ses mensonges oraux, etc ? D'autant que nous doutons du notaire qui se placera sûrement, malhonnête qu'il est, du côté du vendeur, ne serait-ce que pour se couvrir.
- Il y a de fortes probabilités que le juge, même si il ne donne pas complètement raison au vendeur, limite fortement notre victoire en considérant que le vendeur a fait les travaux en "bon père de famille" (quand bien même nous savons désormais que c'est faux puisqu'il a tout fait au rabais maximum, mais à assuré sur les finitions pour masquer son escroquerie).
Dans notre situation, le juge estimera donc certainement qu'il nous appartenait de prendre les devants, avant l'achat, sachant que le vendeur n'était pas "pro" : expertise générale coûteuse (3000 euros dans notre cas, selon l'expert ) + contre-diagnostique pour opposer aux diagnostiques foireux remis par le vendeur. Entre-nous, qui fait faire une expertise aussi poussée et coûteuse avant l'achat ? Qui refait faire les diagnostiques !?!? N'oublions pas que nous avons été de bonnes foi, qu'avec 40 pages de diagnostiques + les conseils "avisés" du notaire, nous pensions être en confiance... Et bien non, aux yeux de la loi, même s'il était impossible de détecter ces malfaçons sans faire de trou dans les murs, soulever la toiture, etc... c'est nous les naïfs plus que le vendeur l'escroc !
- D'autres détails, parfois cocasses ou simplement aberrants, que j'ai pu oublier ou que je ne m'étendrait pas à lister ici...  


Bref, quand la justice élargie le ravin, il nous semble plus sage d'éviter de le sauter (surtout sans parachute ou filet !!!)...


Nous avons donc décidé d'abandonner nos droits et de nous pencher sur la rénovation de la maison.


La suite des news (technique cette fois) au prochain épisode ! (tout à l'heure peut-être !)

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Bonjour skerain.

Nous te remercions pour ce message très sympathique et instructif.


Les choses ont évoluées depuis les dernières semaines.

Pour l'aspect juridique tout d'abord :
J'ai dépensé beaucoup (trop !) d'énergie sur le sujet, mais les réponses commencent à arriver. Plus par mes propres recherches que par l'aide reçut.
- Le notaire : On l'oublie, il botte constamment en touche. L'attaquer pour défaut de conseil est possible, mais inimaginable puisque ce serait parole contre parole. Tout autre procédure (courrier à la chambre des notaires, etc...) ne sont que fumisteries. Et même en cas de victoire, nos gains seraient anecdotiques. J'ai bien d'autres chat à fouetter que de passer mon temps là-dessus !
- L'avocat : Cette vaste blague !!! Rien à faire de la situation ou de quoi que ce soit. Totalement irréaliste dans sa vision des choses et surtout, un appétit financier sans égal ! J'ai perdu un temps fou avec ce clown, ça m'a bien refroidit.
- Les 2 experts : Ils ont été clairs dans leurs explications et leurs avis ont été instructif.
- Juriste/Greffière du TGI ou de la cour d'appel : Extrêmement instructif, j'ai fait un sacré bon en avant après ces entretiens.
- Protection juridique : Sceptique dès le début, ils m'ont mis le doute. Après recherches, il s'avère qu'ils sont dans le vrai.
- Les autres intervenants restent anecdotiques tant ils n'ont rien apporté au dossier.

En gros ce qui en ressort (validé par les juristes/greffier/expert via le TGI ou la cour d'appel) :
- Il n'y a pas de vice caché (au sens stricte de la loi) car le vendeur à pris soin de ne pas laisser de malfaçon assez grave pour qu'elles puissent être considérées comme telle. Le vice caché étant ce qu'il y a de plus "attaquable", nos chances de réussites (espoir de gain) étaient déjà moindre d'entrée de jeu. Dans notre cas, ce sont essentiellement des malfaçons et des défauts de délivrance, beaucoup plus discutable devant un tribunal.
- L'acte de vente à été ficelé de manière à limiter très fortement nos recours. Là où nous pensions justement que nos chances étaient les plus importantes (selon les explications foireuses du notaire); c'est en fait exactement l'inverse !


A suivre au prochain message --->




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Bonjour,

Désolé pour l'humeur, mais des fois ça fait du bien aussi d'extérioriser. D'autant que dans l'histoire nous nous sentons bien seul; les artisans ne se mouillent pas trop, le notaire à disparu de la circulation (avec le vendeur peut-être !?) et une partie de l'entourage déçoit...
Ce soir, j'ai également eu le droit à une surprise : Le "garage" qui abrite une partie de nos affaires, à été visité. Heureusement qu'il n'y a rien de grande valeur ! Je n'ai pas l'impression que quelque chose est disparu.


Ce sont des hauts et des bas; hier c'était un bas.


Ce soir ça va mieux, j'ai eu de nouvelles réponses et ça apporte de l'eau à notre moulin. Nous continuons de réfléchir à la position que nous allons adopter. L'attaque directe n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux, c'est du temps, de l'énergie, un budget (attaque + vie quotidienne)... Et en cas d'échec, la situation deviendrait insoluble. Et ne parlons pas du moral !!!


Actuellement nous devrions pouvoir envisager la réfection complète du RdC (avec la partie travaux du crédit en cours + une possibilité de second crédit). J'attends toujours les devis et je vais me pencher sur ce que nous pouvons faire nous-même (les économies sont surtout là). Reste à savoir ce que nous ferons (chaux, placo, BC, etc...) !

Pour le moment donc, réfection du RdC avec sol mis à niveau, SdB complète, menuiseries PVC, élec, plomberie et un peu de maçonnerie. Il reste à trouver une solution pour l'escalier (qui n'est pas une dépense négligeable).
A partir de là, nous ferons, dans le salon, une chambre provisoire pour les enfants et pour la garde d'enfant de ma femme. Ainsi nous pourrons "emménager" et nous libérez de ce double loyer et des charges qui vont avec. Si tout se passe bien, nous pourrons alors reconsidérer la situation : Faire l'étage (3 chambres et un bureau) à nos frais (isolation, cloisonnement...); ou lancer l'attaque sur ce qui fait le plus mal, l'isolation sous toiture et une partie de la toiture.   


Pour Maisons Paysanne de France, merci pour le lien. Je ne connaissais pas, je vais prendre contact avec eux demain; c'est une voie à explorer.

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Je dois bien avouer que la solution de la revente directe, en l'état, nous a effleurée l'esprit; même à payer toute notre vie (ce vers quoi nous tendons de toute façon).
Mais là, de toute façon, il faut être réaliste, notre endettement est passé de 15% au mois de juillet, à 24% avec le crédit immo, et à près de 55% actuellement. Ajoutons à cela les impôts fonciers, locaux (x2), l'EDF (x1,5), l'eau (x2) et les ordures ménagères (x2)...

J'ai beau creusé la question en long, en large et en travers, je ne vois pas de solution réellement pérenne, ne serait-ce que pour garder un toit provisoire (à moins de gagner au loto). Et ne parlons même pas des travaux supplémentaires !
Hier, on nous à même proposé, très sérieusement, la solution de la vieille caravane en attendant. C'était fait gentiment, mais ça fait plus de mal qu'autre chose en fait... Un peu comme les "... et avec les enfants, vous allez faire comment ?" ou les "Moi, à votre place, je ne sais pas si j'arriverais à encaisser tout ça"...
 
Nous n'allons même plus voir la maison, le dégoût prenant peu à peu le pas sur l'envie.

Nous n'aurions jamais imaginé nous retrouver dans une telle mer*e...

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Bonjour,

Oui, un bon remonte-moral, ce serait bien... Nous n'avons pas avancé depuis mon dernier passage. Au contraire même, nous reculons.

Le maçon à découvert d'autres joyeusetés... Non, non, le vendeur est simplement un escroc, et nous, de bien bons pigeons.


Je disais donc, qu'à l'heure actuelle, nous n'avons pas avancé d'un poil. Nous n'avons plus rien touché depuis 3 semaines, et nous cherchons encore comment nous retourner contre le vendeur (mais rien que pour obtenir la moindre info juridique c'est un véritable parcours du combattant). Le bon point, c'est que nous avons un nouveau logement, fraîchement rénové et fonctionnel. Nous sommes fauché (double loyer), mais au moins on a un toit pour l'hiver, ensuite, bah on fera du camping je crois bien...


J'ai donc appelé un nouveau maçon, par l'intermédiaire de connaissances, qui ont rénové de l'ancien. Je lui ai expliqué la problématique et les enjeux. Attention, il faut savoir que ce qui suit n'est pas forcément ce qu'il m'a proposé de mieux, mais c'est actuellement l'une des solutions les plus réaliste dans notre situation... :

A l'extérieur :
- Laisser tomber dans un premier temps (y revenir plus tard). Pour le drainage extérieur, ce serait exorbitant compte tenu du boulot que ça demanderait et des difficultés pour évacuer l'eau. De plus, dans ma configuration, j'aurais plus de risques d'attirer l'eau vers les soubassements que de les drainer correctement. Pour l'enduit ciment, au moins c'est propre; à piquer dans les années à venir et a remplacer par de la chaux. Par contre, il va falloir "agrafer" un mur, l'enduit s'y fissure et c'est tout un pignon qui semble s'affaisser (la peinture l'avait bien caché ces derniers mois; maintenant, ça se voit...).
Par contre il m'a proposé de percer le bas des murs, tout autour de la maison, sur les 2 tiers de leur épaisseur, pour y poser des jecépluquoi qui aiderait les murs à respirer malgré l'enduit ciment.

A l'intérieur :
- Commencer par le sol du RdC. Il m'a demandé d'y faire un trou pour voir ce qui se cache sous le carrelage ciment, nous aviserons ensuite. Pour lui, je devrais tomber sur des gravillons dès les premiers cm...  
- Si possible, poser un hérisson (mais ça c'est mal barré, le coût est exorbitant !). Sinon, un drainage intérieur avec prise d'air extérieur, pour faire respirer et "assécher" le sol.
- Piquage des murs, à fond, sur 1m50 pour y faire un dégrossi chaux. (+ continuer de piquer au maximum au dessus).
- Pose d'un placo-hydrau, sans aucun isolant, avec grille d'aération entre l'intérieur et le vide d'air. Le placo faisant alors office de simple habillage. Pour lui, faire un enduit chaux complet serait toujours possible mais à trop grand renfort de travaux par rapport à nos possibilités...

Voilà, voilà... C'est la quatrième solution "différente" qu'on nous propose... On en sort plus !



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Réhabilitation / Re : Vieux murs en pierres, refaire isolation/finition
« le: 24 septembre 2014 à 14:21:40 »
Les artisans m'ont conseillé de mettre un extracteur dans la SdB et éventuellement un dans la cuisine (en plus de la hotte).


Cependant, les choses tournent de plus en plus mal; le charpentier=couvreur nous a montré encore de biens belles surprises sous la toiture (et autour aussi d'ailleurs). Du coup, notre budget vole en éclat et nous suspendons donc tout les projets, nous emménageons ailleurs et pour avoir les moyens de rénover notre ruine (qu'on a du coup acheté bien cher), il ne nous reste plus qu'à aller allumer un cierge...

Pour bien faire, il faudrait tout casser et ne conserver que les murs et la charpente. Et encore, les murs, c'est même pas sûr puisqu'on ne sait toujours pas ce qui se cache sous les différentes "finitions" intérieures, ni sous l'enduit ciment extérieur. Quand aux fondations, c'est le grand mystère. Si ça s'trouve, la maison est en carton-pâte et on ne le sait même pas...

Nous sommes en train de voir pour monter un dossier contre le vendeur, mais il faut reconnaître qu'il a très bien joué son coup, alors que nous on s'est un peu pris les pieds dans le tapis...

Bref...

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