Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - jocelyn

Pages: 1 [2] 3
16
bonsoir,

ça me semble être celle ci:
http://www.flickr.com/photos/monsterfred/4426956631/sizes/m/in/photostream/


Mais il n'y a aucune info sur le lieu exact...

17
merci pour ces éclaircissements !

18
Bonjour !

plutôt que du liège, qui fonctionnerait quasiment comme un pare-vapeur (étanche...)

bonjour,

qu'est ce qui te fait dire ceci ?
D'après les certificats du CTSB que j'ai trouvé, le liège expansé a un µ de 5 à 30; il faudrait, d'après ces sources, 3.5 m de liège minimum pour faire un pare vapeur (sd > 100); voir par exemple: http://www.logisnature.fr/desktop/liege.pdf
Y'a-t-il d'autres sources donnant d'autres chiffres ?

Le liège n'est, il me semble, pas si difficilement renouvelable; le problème est qu'il est rare de nos jours et que les arbres qui sont plantés aujourd'hui ne commenceront à produire du liège que dans 30 ans; c'est plus un problème de latence que de difficulté de renouvellement de la ressource, il me semble.

C'est vrai, en effet, que c'est cher et moyennement écologique puisqu'il faut le faire venir du Portugal, en général.

19
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 11 août 2011 à 12:56:15 »
[...]

- une autre remarque concernant l'étude en question: pour pouvoir comparer les résultat des différents batis, il aurait au minimum fallu extrapoler les résultats avec une même température intérieure: il y a 4.5 °C d'écart en la maison la moins chauffé et le témoin; en Bretagne, ça revient à devoir consommer 50% de chauffage en plus...
De plus, un échantillon de 5 maisons, quel que soit le choix effectué, ne peut en aucun cas être statistiquement représentatif.

Ce que prouve cette étude c'est que certaines maisons anciennes sont meilleures que des maisons modernes non isolées, pas que toutes les maisons anciennes le sont, ni qu'elles ne méritent pas d'être isolées: la seule maison de l'étude qui ai une consomation raisonnable est celle située dans l'arrière pays niçois, dont le climat est plutôt chaud il me semble.

Votre parabole me semble peu réaliste: un chauffage electrique a toujours un rendement de 100%, un poêle au mieux de 85%; disons 90 pour être optimiste.
Un convecteur apporte peu de confort, ne chauffant pas les murs. On sera donc amener à chauffer plus l'air. Si on chauffe à 22 °C au lieu de 19 (ce qui est déjà énorme), avec une température extérieure moyenne de 9°C, on consome 30 % de chauffage en plus. Si on tient compte de la différence de rendement, on consomme 17% en plus.
Il est très dommage de gacher cette énergie; mais on est loin de consommer 10 fois plus qu'avec un poêle, fut-il de masse: en tenant compte facteur 2.58 Ef/Ep pour l'electrique, on obtient  un rapport ~3.5; c'est beaucoup mais pas du même ordre...

Pour ma maison, toute mon étude est faite en se basant sur un chauffage au bois.

20
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 11 août 2011 à 12:43:54 »
les exemples que je donnent sont réels...
La maison bretonne que je prend en exemple est chauffée par un insert qui est sur un mur de refend en schiste. La cheminée elle même est en granit et elle est à plus de 40 °C lorsqu'on chauffe la maison. Ce n'est pas un vrai poele de masse, mais ça y ressemble quand même beaucoup: une estimation rapide me donne 1.5 à 2 tonnes de granit chauffé directement par l'insert adossé à plus de 10 tonnes de schiste entièrement dans le volume chauffé. Et pourtant la maison consome énormément de bois.

Concernant la représentativité des exemples:
- l'appartement 1 de l'étude n'est pas représentatif de l'habitat ancien parisien: le bati ancien est bati en calcaire et platre: c'est ce qu'on trouve en creusant dans la région. La brique est beaucoup moins répandu et correspond à l'habitat ouvrier du début du 20è siècle.
- les maisons bretonnes et normandes semblent toutes les 2 couvertes de chaume. La toiture est donc isolée, assez efficacement. J'ai donc, pour voir, repris mon étude thermique de ma maison et remplacé le toit en ardoise par 20 cm de chaume (celà semble peu...) et pris comme température intérieure les 19 °C donné dans l'étude. J'obtiens alors une consomation de ~200 kWh//m2/an; l'étude donne 187; j'en conclus que mes chiffres sont très réaliste: 7% de différence avec le réel, pour une simulation numérique, c'est très bon !

En enlevant le chaume, je retombe sur une estimation de ~410 kWh/m2/an: l'ardoise nue n'isole rien; ayant visité la maison cet hiver (sous la neige) et ayant été présent en mai / juin lorsqu'il faisait beau et chaud me le confirme: elle n'isole pas du froid, puisque l'air passe entre les ardoises, et amplifie le réchauffement solaire l'été: il fait jusqu'à 10°C plus chaud qu'à l'extérieur.

[...]

21
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 10 août 2011 à 23:13:34 »
oui, une maison et un appartement ne se comportent pas de la même façon.
Je voulais juste souligner que si l'étude des maisons paysannes de france prouve que le bati ancien peut ne pas être aussi mauvais thermiquement qu'on le dit  ce n'est pas non plus une généralité: tout dépend du bati et du contexte: je sais à peu près pourquoi mon appartement est un gouffre et ce n'est pas forcément le cas d'un autre, bati à la même époque à 100 m de là; mais comme c'est un example un peu extrème, je l'ai trouvé approprié pour souligner mon propos !

J'ai noté, en passant, un facteur qui est souligné dans cette étude que je ne sais pas prendre en compte: l'apport solaire sur les pierres. Il est logique, vu la capacité thermique des pierres, que ça doit augmenter la température extérieure du mur donc diminuer les pertes caloriques. Ca doit pouvoir s'estimer...

Il est également vrai que le réchauffement global peut entrainer des refroidissements locaux.
Si le Gulf Stream s'atténuait ou changeait de direction il me semble que le climat de la Bretagne serait surement moins tempéré; globalement plus froid, je ne sais pas mais en effet sans doute soumis des températures plus extrèmes, donc à la neige, la glace et la canicule bien plus qu'aujourd'hui.

22
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 09 août 2011 à 13:56:46 »
Gerard: nous n'allons pas vers un refroidissement climatique; toutes les données disponibles montrent un réchauffement, qui va en s'accélérant...
Si la Bretagne devient tropicale, j'aurais l'air malin avec mon isolation, c'est sur ! ;)

J'insiste sur le fait que, n'utilisant que des matériaux déjà présent dans la maison à l'origine (même si la texture de la laine de bois n'est pas la même que le bois massif, celà reste principalement du bois...), si mon idée s'avère inutile ou idiote, ce sera réversible: je ne compte pas toucher à la structure de la maison ni gener les échanges gazeux des murs vers l'extérieur. Il suffira alors de faire tomber cette couche de laine de bois et de refaire un enduit chaux-chanvre, si celà s'avère être la seule solution viable...

Pour les murs eux mêmes, je reprend les joints en terre qui le méritent... à la terre et refait un mince enduit de torchis pour les aplanir un peu, sauf autour des cheminées ou l'enduit sera à la chaux: la terre a brulé, je ne veux pas prendre le risque que ça arrive de nouveau.

Bref, j'essaye de respecter ce bati qui a plus de 200 ans: mon but est qu'il dure au moins autant si possible, en restant habitable.

Je comprends aussi que ma démarche puisse choquer: je ne fais effectivement pas que garder la maison dans son état d'origine;
lequel d'ailleurs ? cette maison a été plusieurs fois transformée au 19è siecle (réunion de 2 maisons, agrandissement, changement d'orientation de la façade) puis de nouveau au 20è (disparition d'une dépendance, d'un four à pain, de 1 ou 2 portes)...

Si on essayait d'imaginer ce que ferait un artisan aujourd'hui, avec tout le savoir et l'expérience de la tradition _et_ les connaissances modernes, en tenant compte des problèmes de l'époque ? (je ne dis pas que c'est ce que je me propose de faire, je ne sais pas...)

23
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 09 août 2011 à 13:37:25 »
je me base aussi sur l'expérience:
- une maison ancienne près de Dinan batie avant 1800 dont le toit est isolé (environ 20 cm de laine de verre) et les murs restés en l'état, sauf 1 couvert de polystirene + lambris, la consomation de l'insert est de 300 à 350 kWh/m2/an d'après la consomation réelle de bois et en supposant qu'il n'a pas un très bon rendement pour 18 °C dans le salon. Je ne compte pas les appoints electriques dans les chambres, ne sachant pas combien ils consoment.
- dans mon appartement actuel, construit sans doute de la première moitié du 19è, murs en pierre calcaire d'environ 50 cm portés par des poutres en bois. J'ai 18 m2 de murs donnant sur l'extérieur sur 78m2 total, je consome plus de 500 kWh/m2/an pour une température de 19° et un cout de 1800 €/an.

En tout état de cause, 227 kWh/m2/an est encore très energivore; si on a pas moyen de faire mieux, il faudra se résoudre à abandonner l'habitat ancien à moyen terme, ce ne sera sans plus supportable ni économiquement ni écologiquement: je reprend justement la logique "la meilleure énergie est celle qu'on ne consome pas".

L'énergie grise: La laine de bois semble estimée à 60 kWh/m3. Si je prend le double par sécurité et que je calcule le gain d'énergie en partant de 200 kWh/m2/an, le surcout en énergie grise reste inféreur au gain d'énergie sur 1/2 année de chauffage.
Financièrement, le surcout de la laine de bois, y compris celle de la toiture, est de l'ordre de 7500 €, soit 2 fois moins que le prix du bois de chauffage économisé, sur 30 ans.

Je ne compte pas faire un batiment passif mais faire en sorte que la maison reste viable à long terme; je ne prétend pas que mon approche soit la meilleure, c'est un compromis que je crois pas si mauvais, qui garde le même aspect intérieur et extérieur, permet aux murs de respirer...

24
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 08 août 2011 à 19:19:37 »
bonjour,

j'aprécie le confort des vieilles pierres mais je sais d'expérience que ce genre de maison, consome énormément d'énergie, même si on chauffe moins puisque les murs accumulent de la chaleur: je vois notement celà à chaque fois que je visite ma famille près de Dinan l'hiver: leur maison est en schiste, le toit est bien isolé, les murs assez peu; le confort est très bon lorsque la maison est chaude mais il faut que l'insert (petit, certes, mais la maison n'est pas grande...) brule du bois en permanence (disons 12 h / 24) pour maintenir la température entre 18 et 20 °C.
Une maison correctement isolée nécessiterait de bruler du bois 1 ou 2 heures par jour, avec un insert performant....

J'aimerai avoir une maison sobre, j'ai effectivement calculé le comportement statique et dynamique de la maison.
D'après mes résultats, la deperdition d'énergie par le toit représente un peu moins de la moitié de la consomation totale, les murs en représentant à peu près autant: les murs sont intrinsèquement plus isolant mais représentent le double de surface (pour ma maison, du moins).
Si je n'isole que le toit, je divise la consomation par 2, ce qui est un bon début mais reste très mauvais.
Si j'isole aussi les murs, je la divise presque par 15; disons 10 à cause des imprécisions de calcul et des erreurs de mise en oeuvre que je ne manquerai pas de faire, ce qui devient mieux.

Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il faut soigner les huisseries; j'ai la chance d'avoir déjà du double vitrage, donc peu à gagner de ce coté.

Je ne prétend pas gagner en confort, je sais que je sacrifie ~1/3 de l'inertie mais recherche un compromis, pour m'assurer de pouvoir y vivre sans dépenser un max en chauffage et regretter plus tard de ne pas avoir fait plus.
Et je veux aussi n'utiliser que de la pierre, du bois, de la terre, de la chaux, pour ne pas "bousculer" la maison.

25
bonjour, belledecadix

je crois que la différence entre les chiffres vient de la définition de la limite considérée; il faut dire que je n'ai pas été explicite...
Je parle de la contrainte élastique admissible alors qu'il me semble que 60 MPa se rapporte à la limite de rupture.

Il semblerait que les chiffres que j'avais trouvé (un peu au hasard sur le net, je dois l'avouer) sont un peu sous estimés.
J'ai donc cherché la norme et trouvé la NF P 21-400, en cours d'enquête publique:
http://www.enquetes-publiques.afnor.org/secteur-construction/pr-nf-p21-400.html
Je ne crois pas qu'il soit autorisé de donner un lien vers la norme actuelle (EN 338), mais chacun peut la retrouver.

Ce que je vois de la norme NF P 21-400 dit (1 N/mm2 = 1000000 N/m2 = 1 MPa):
* contrainte admissible en compression axiale pour les résineux et le peuplier:
C14 =>  7.6 MPa C16 =>  8.1 MPa C18 =>  8.6 MPa C20 =>  9.0 MPa
C22 =>  9.5 MPa C24 => 10.0 MPa C27 => 10.5 MPa C30 => 11.0 MPa
C35 => 11.9 MPa C40 => 12.4 MPa C45 => 12.9 MPa C50 => 13.8 MPa
* contrainte admissible en compression axiale pour les feuillus:
D18 => 8.6 MPa D24 => 10.0 MPa D30 => 11.0 MPa D35 => 11.9 MPa
D40 => 12.4 MPa D50 => 13.8 MPa D60 => 15.2 MPa D70 => 16.2 MPa

Les chiffres de 8 à 12 MPa pour les résineux et de 10 à 15 MPa pour les feuillus me semblent donc plus raisonables pour estimer la résistance d'un bois dont on ne connait pas la provenance et la classification.

26
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 05 août 2011 à 09:55:24 »
[...]

La laine de bois me semble être un bon compromis entre performance énergétique, inertie thermique, régulation de la vapeur d'eau, prix de revient, ...
Je perdrai évidement une partie de l'inertie thermique des murs, en valeur absolue, mais pas tant que celà. En tenant compte des pertes thermiques des murs, si j'exprime l'énergie totale stockée dans les murs équivalent de journées de chauffage, celle-ci sera multipliée par plus de 5; en valeur absolue, elle est divisée environ par deux, en tenant compte de l'inertie ajoutée à la toiture (environ 10% du total) et du le mur isolé par l'extérieur (environ 1/3 du total: c'est le mur le plus grand de la maison); mon seul regret est de ne pas pouvoir profiter de l'inertie du pignon nord-est: il fait plus de 80 cm d'épaisseur et représente la plus grosse masse de schiste de la maison... Je pourrai peut être négocier avec la mairie pour grignoter 5 cm sur le domaine public et faire un enduit semi isolant à l'extérieur pour en récupérer une partie; ce serait d'autant plus utile que, vu son orientation, c'est le mur le plus froid de la maison.

Voilà donc les raisons de mes choix.

27
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 05 août 2011 à 09:52:56 »
Concernant l'isolation, je connait bien les maisons bretonnes et ne nie pas le confort des pierres et des enduits à la chaux et / ou semi-isolants.
Ces maisons, très agréables, restent des gouffres énergétiques. Je compte mettre 14 cm de laine de bois, 24 cm en isolation extérieure, plus de 30 cm sous la toiture et ainsi diviser la consomation énergétique par plus de 10; celà permet de dépasser les préconisations de la RT 2005 et de chauffer la maison (eau chaude comprise) avec moins de 4 stères de bois par an (pour 240 m3), si je me débrouille bien.
Le mur que je compte isoler par l'extérieur est effectivement aveugle; et j'ai bien sur prévu des retours d'isolation intérieure pour limiter les ponts thermiques aux coins de la maison.

Mon idée de terre banchée n'est pas de faire un enduit sur la laine de bois: mécaniquement, ça ne tient pas debout, en effet.
L'idée est de faire une cloison autoporteuse en terre, appuyée sur le plancher existant et tout les 60 cm sur les montants bois qui tiendront les panneaux de laine de bois. En gros cette cloison est l'équivalent du placo dans les maisons modernes isolées par l'intérieur.
Cette cloison en terre devrait réguler l'hygrométrie: d'après les relevés de la station météo de Lannion, il faut prévoir des journées avec des températures négatives et 100% d'humidité. La terre aide à éviter la condensation sur (ou pire dans) le mur: si celà arrive quand il gèle, c'est catastrophique; un frein vapeur ne suffit pas à gérer ce cas (il y en aura un quand même derrière la cloison de terre) et un pare vapeur serait une abération sur un mur de ce style, empêchant totalement les échanges.

28
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 05 août 2011 à 09:25:28 »
Mon idée, en fait, est d'insérer le plus possible de petites pierres plates, pour faire un chainage "léger" entre les 2 murs.
Un peu du style:
+------+ _ _ +------+
|         |_ _ _|         | <- grosse pierre, les '_' symbolisant les pierres plates que j'insère entre les deux.
+-----/ _ _ _ _\-----
----+ __ __ _ +----+
      |  __ ___ \       |
----+_ ___ __ +-----+
L'idée c'est que les petites pierres sont mises comme une limousinerie "miniature": les pierres font typiquement de 1 à 10 cm de coté et environ 1 cm de haut.
Le mortier chaux-terre sert de liant et par son coté "ultra gluant" (!) devrait aider aux transferts de charge entre les pierres; dans le pire des cas, c'est équivalent à mettre un mortier de terre seule, non ?

Je me dis aussi que si ça n'a pas bougé en un siècle, ce que je fait ne peut qu'aider mais que les murs sont globalement stables.

La chaux autour des cheminées ne me semble pas être une option: autour de la cheminée principale, la terre a brulé sur toute l'épaisseur du mur; seul l'enduit à la chaux a empeché le feu de se propager à l'intérieur de la maison; il y a peut être eu un incendie de cheminée dans le passé, une chaux aérienne peut y résister, pas de la terre. Même si je compte tuber les cheminées, je ne veux prendre aucun risque à ce niveau...

29
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 03 août 2011 à 23:22:59 »
[...]

J'ai finalement choisi de reprendre mon mur avec un mortier chaux aérienne-terre, en insérant le plus possible de pierre dans les coups de sabres entre les 2 murs. Comme l'ancienne chaux ne tient pas sur les pierres, je me retrouve avec des trous à combler dans lesquels je peux facilement mettre la main. J'ai donc commencé et "englouti" 5 litres de mortier chaux-terre sur les 50 premiers centimètres que j'ai rebouché, malgré toutes les petites pierres que j'y ai mis; j'ai utilisé comme terre un mélange de débris de torchis (assez argileux) et de terre qui avait servi à combler les cheminées (peu argileuse et très noire); les pierres sont récupérées d'un mur détruit chez un voisin.
Je compte utiliser ce mortier de chaux terre aux jonctions entre les "anciens" et le "nouveau" mur pour compenser le manque de chainages (ancien: avant 1817, nouveau: fin du 19è, tout est relatif...), autour des cheminées, pour la résistance au feu, et refaire tous les autres joints à la terre, avec de la récupération du torchis que j'ai enlevé un peu partout dans la maison.
Ce qui me rassure c'est que le rez de chaussé semble mieux fait. Il y a un enduit en ciment, de 3~4 centimètres d'épaisseurs, mais en l'enlevant je trouve des pierres et de la terre: on dirait que l'étage a été fait un peu vite, pas vraiment dans les règles de l'art.

Voilà, j'avance doucement, je découvre des choses parfois surprenantes dans cette maison.

Merci pour les infos et conseils du site, en passant, qui sont très précieux !

30
Réhabilitation / Re : Réhabilitation d'une maison dans le Tregor
« le: 03 août 2011 à 23:22:41 »
[...]

concernant le problème dont je parlais plus haut:

Je suis retourné travailler dans la maison et fait de nouvelles constatations: en enlevant de la chaux qui ne tenait pas, je me suis aperçu que le coeur du mur semble bien lié avec de la terre. C'est visiblement le parement, donc les 20 premiers centimètres qui sont monté à la chaux et sans doute avec une chaux de très mauvaise qualité: ce que je prenait pour de la terre noire par dessus la chaux semble être une chaux qui tombe en poussière: vu de près, c'est nettement minéral, ce n'est pas de la terre. Un autre indice: il suffit que je mouille la chaux pour qu'elle tombe: je n'ai absolument pas besoin de taper sur le mur, la chaux n'adhère pas aux pierre et ne forme même pas une masse compacte, plutôt des amas entre la consistance de la poussière et de gravats faiblement liés. Tout le mur au premier étage semble être comme celà... L'avantage, c'est que c'est facile à "nettoyer": il suffit presque de passer le doigt dessus. Par contre ça fait un peu peur: il ne reste du parement qu'une sorte de mur en pierres sèches, une fois la chaux qui ne tient pas tombée; d'un autre coté, je me dis que si ça tient comme celà depuis plus de 100 ans....

[...]

Pages: 1 [2] 3