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Messages - nico

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Réhabilitation / Re : Un phénomène étrange...
« le: 05 juin 2009 à 12:51:12 »
Il se peut effectivement qu'un phénomène de condensation ait eu lieu.
A taux d'humité constant, plus la température de l'air augmente, plus la masse de vapeur d'eau contenue dans un mètre cube d'air augmente également.

L'air chaud extérieur qui est rentré soudainement à l'intérieur est venu en contact d'une paroi froide et surtout imperméable à la vapeur d'eau (le carrelage). La température de l'air diminuant, sa quantité potentielle de vapeur d'eau par mètre cube diminue également. Il existe ainsi une température basse à partir de laquelle l'air est saturé en vapeur d'eau (=humidité relative de 100%). Et le phénomène de  point de rosée apparaît = condensation de surface.
c'est possible de le calculer à partir du diagramme de Mollier (de l'air humide), c'est fonction de la température du matériau, de l'air et du taux d'humidité relative.
D'après les températures données , l'air extérieur à 28°C devait être à environ 55% d'humidité realtive, le diagramme de Mollier indiquant alors qu'il y a condensation (pour ce même taux d'humidité) à partir de 18°c environ.

J'ai entendu une émission de radio à propos "d'usines" à eau douce implantées dans certains déserts qui utilisent ce phénomène :
la chute de température nocture provoque une condensation sur des matériaux froids et surtout imperméables à la vapeur d'eau (plaques métallique par exemple). Cette condensation de surface est ensuite collectée, les plaques métalliques étant inclinées.

cela explique aussi pourquoi il n'y a pas eu cela sur la tomette : elle n'est pas étanche à la vapeur d'eau et a donc pu absorber l'excédent de vapeur d'eau.


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Réhabilitation / Re : Abouts de poutres pourris
« le: 27 avril 2009 à 09:04:01 »
bonjour,
je ne suis pas tout à fait d'accord sur les problèmes que pourraient poser les corbeaux.
D'un point de vue résistance des matériaux il faut veiller à équilibrer le nouveau système mis en place. Le moment (=force multiplié par le bras de levier) crée par la poutre sur le corbeau doit être inférieur au moment crée par le poids du mur sur le corbeau. Aucune contrainte de cisaillement n'est à étudier particulièrement sur la maçonnerie. (au mieux il faudrait calculer la contrainte de cisaillement du corbeau, mais vu les sections, à moins de faire passer une autoroute...)
En clair plus le corbeau est pénétrant meilleure sera sa résistance au basculement car cela augmente la charge de maçonnerie qui s'oppose à celle de la poutre.
D'un point de vue dégradation du bois, j'avais appris en charpente que les pannes devaient toujours traverser le pignon afin que les abouts soient aérés (mais protégées par une ardoise). Ils semblent que cela soit plus durable que de les enfermer dans un mur. Par expérience je retrouve cela pour certaines solives de vieilles granges.

Je pense au final que la pose de corbeaux peut être une bonne solution car elle peut être particulièrement esthétique et plus facile à mettre en oeuvre qu'un raboutage.
Attention, le trait de jupiter pour être efficace doit être parfaitement jointif ce qui le rend rarement employé (car très difficile à réaliser)
bon courage

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Réhabilitation / Re : Traitement du bois
« le: 02 avril 2009 à 12:37:21 »
bonjour,

Dans le cadre de la gestion du patrimoine bâti des Phares & Balises, je travaille avec un spécialiste des monuments historiques sur les pathologies des matériaux liées à l'humidité.
Concernant le bois, l'injection sous quelques bars proposée par les entreprises est inefficace. La diffusion du produit aussi bien à coeur mais même en surface ne peut se faire que sous haute pression.
La seule solution possible est d'appliquer un produit en surface (naturel ou pas) afin d'empêcher toute nouvelle attaque (l'oeuf étant pondu en surface, la larve allant ensuite se nourrir à l'intérieur de la pièce de bois). Pour les insectes xylophages déjà présents il est malheureusement trop tard.

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Réhabilitation / Bois/tomettes
« le: 02 avril 2009 à 10:49:13 »
Bonjour,

J'envisage de mettre des lisses de chataignier tous les mètres lors de la pose des tomettes.
Je me demande comment prévenir les problèmes d'éventuelles tâches de tanins du chataignier :
soit le laver abondemment à l'eau avant rabotage
soit le traiter directement (huile de lin ?)
Q'en pensez-vous ?
merci

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