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Messages - Florence

Pages: [1] 2
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Réhabilitation / Re : Fondation pour un mur non porteur
« le: 19 août 2011 à 22:06:22 »
(suite de mon précédent message)

Pour le bâti : je pose de grosses pierres au fond
1) dois-je attendre que le contact entre le fond de fouille et les pierres elles-mêmes suffise à former la rugosité maximale ?
2) je pense, de façon intuitive, que les pierres ne doivent pas être trop grosses : qu'il est préférable qu'elles puissent former des enchevêtrements assez serrés (moins que le mur lui-même mais le plus possible)

Pour l'étanchéité :
Il y a intérêt à compter sur la qualité de relative absorption/échange de l'humidité que présente un mortier sable/chaux et seule la barrière étanche (feuille de bitume uniquement ? ciment vicat ?) se pose pour protéger le mur des remontées par capillarité ou bien ?...

J'ai commandé le numéro 52 de la maison écologique où ce type de fondation est abordé. Si vous avez un éclairage il sera aussi le bienvenu.

Florence

2
Réhabilitation / Re : Fondation pour un mur non porteur
« le: 19 août 2011 à 22:05:27 »
Bonjour,

Me revoilà, forte de quelques déterminations qui n'ont pas été simples à arrêter pour mon projet de réhabilitation d'une cave (qui n'est pas enterrée d'ailleurs). Je m'apprête à rassembler tout ce qui me sera utile pour bâtir un mur en pierres (moellons faut-il dire) c'est-à-dire avant tout aussi les fondations du mur.

Je viens exposer ce sur quoi je pense m'appuyer et les questions qui en découlent pour moi :

Le mur va être donc de 30 cm d'épaisseur je pense, pour 4.70m de long et 3m de hauteur en gros, le haut du mur allant épouser une voûte en berceau en anse de panier.

Le trou que j'ai creusé pour les fondations du mur (j'ai découvert que 'symboliquement' creuser un trou pareil c'est pas anodin, ça peut se payer d'une bonne crève, mais c'est un autre sujet.. bref..) mesure 0.70m de large, 0.40m de profondeur pour 4.70m de long.

J'ai arrêté mes réflexions sur le choix d'une fondation à la romaine donc : grosses pierres hourdies de sable/chaux.
J'ai retenu aussi dans l'ouvrage de Coignet sur la réhabilitation que la stabilité des fondations dépend beaucoup de la rugosité des semelles de fondations. En milieu argileux (le fond de fouille peut être très lisse lui-même) comme ici, cet aspect me semble important.

J'ai 3 niveaux de questions :

Pour le liant : J'utilise du sable chargé en fines, dois-je envisager un mélange avec du sable lavé (que je pense plus dur..) ?
J'utilise de la chaux NHL 3.5 ou de la NHL 5 ? (je n'ai pas beaucoup d'éléments pour trancher la question, un éclairage serait bien venu)



(fin dans message qui suit)

3
Merci Gérard !

J'en ferai ma base-à-penser pour mes prochaines gamates... ou bétonnières (!).

Je reviens vers le forum dès que je suis au point pour les fondations. Pour l'instant, je lutte contre un virus (un vrai, biologique) qui m'a clouée de fatigue et qui m'empêche tout pouvoir-faire. Les enfants grandissent quand ils sont malades parfois, peut-être que les adultes intègrent quelques savoirs !?!...?

merci,

Florence

4
Re,

Et bien non, si je ne me trompe pas, le sable que j'utilise n'est pas lavé. c'est du sable de carrière. On appelle ça de la "recoupe" ici. Je ne suis pas vraiment informée (je vais devoir aller en chercher, je poserai la question) sur sa composition, mais je dirai qu'il comporte ce que vous appeler de la "fine". Je n'ai pas fini de regarder cette page sur les mortiers !

Jusqu'à présent mon dosage était : 3 pelles de sable, 1 pelle de chaux. Je passe le sable au tamis lorsque je rejointe pour l'intérieur. c'est plus fin. Le joint est clair mais pas blanc, il me convient bien. A l'extérieur, les pierres étant plus noircies par le temps, sans avoir tamisé le sable, le dosage n'est plus du tout approprié. J'ai de l'ocre en adjuvant mais j'ai surtout beaucoup à apprendre...

Je note pour le terme de réhabilitation.

Florence

5
Bonsoir Gérard,

Je ne suis pas sûre que j'aurais pensé à réaliser un arc de décharge moi-même, mon manque de savoir m'amène souvent à faire comme c'était. Mais là, la façade est répertoriée aux bâtiments de france (c'est un bâtiment du XIe XIIe) donc je ne peux pas intervenir de ma propre initiative sur l'existant. La rénovation doit rester fidèle.

Florence

6
et voilà le résultat à la fin de la journée... mais je dois avouer que le joint, une fois sec, est trop blanc ! (le fameux défaut !).

Je le reprendrai quand je referai cette façade. J'ai beaucoup à apprendre sur les différentes façons de composer du liant !...


Florence


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Nous avons tout simplement ôté les vieilles pierres, une à une, puis déposé le vieux linteau. J'avais toute confiance au fait que tout ce qui devrait tomber tomberait et que tout le reste... (13 mètres de hauteur de façade au-dessus...) tiendrait. En effet...

Il n'y a pas d'arc de décharge et le linteau devait être rebâti à l'identique. Nous avons reposé chaque pierre à sa bonne place d'origine (ventre en moins).

Mon fils Dorian, bien vaillant, oeuvre au chantier... :

8
Bonjour Gérard,

Non, je pense comme vous qu'une bétonnière n'est pas indispensable en regard du temps qu'il faut pour assembler les pierres entre elles, une gamate attend parfois déjà avant de finir de bons quarts d'heures !

Mais je pourrai toujours la revendre et j'ai un gros chantier de réfection de ma façade principale énorme (une grosse faille permet à l'eau de pluie de s'engouffrer dans le mur et abîme beaucoup la structure) qui devra prendre le relais aussitôt la porte d'entrée de ma cave posée (je peux même me demander si cela ne doit pas être fait avant !!).
Donc c'est un investissement qui ne sera pas superflu !

Joli travail, ce que vous me montrer là comme créations d'ouvertures !

Je vous fais part à mon tour d'un travail bien plus humble réalisé en mars de cette année et qui concerne la réfection d'un linteau de l'entrée de la cave en question.
Beaucoup plus facile hein !

Voici le vieux linteau qui n'en pouvait plus, tout arrondi. Dessus, les pierres avaient 'pris de l'avancée', elles donnaient du ventre par rapport à l'aplomb de la façade. Elles avaient été rejointées au ciment, ce qui bien sûr n'avait fait qu'accentuer leur désolidarisation :

9
Bonsoir Gérard,

En effet, un bien beau et noble chantier dont rendent compte les images ! En plus, quel endroit !...

Pour revenir à ma maison, cette pièce n'a pas bougé depuis que j'ai acquis la maison. Il y a toujours eu de la terre battue. C'était vraisemblablement, ce qu'on appelle ici une "remise" pour les outils agricoles, il y avait des accroches aux murs qui pouvaient servir à attacher des chevaux, il y avait une odeur acide dans la terre (pipi de cheval (ou de chat ? mais j'ai plus en familiarité l'odeur du pipi de chat que j'aurais reconnu !). L'endroit a toujours été fermé comme il l'était là avant que je démolisse le mur. Portail en vieux bois rafistolé, pas de carreau à la fenêtre. La pièce a toujours été humide comme elle l'est aujourd'hui, à mon sens. Je joins une photo qui montre la pièce d'une autre vue (en bas à droite on devine la terre sortie pour les fondations, de l'argile agglomérée, elle prenait l'aspect de blocs d'argile stratifiés, plus durs, tout en restant très friable et souple..).

Je note ce que vous m'apporter comme réflexion sur la question de la ventilation du hérisson. J'y reviendrai à son heure.

De la maçonnerie à l'argile... (en découvrant l'argile à certains endroits, en dé-jointant, je me demandais s'ils n'avaient eu donc que cette terre sous la main pour construire, j'ignorai que c'était une vraie façon de faire aussi)  J'ai fait l'acquisition de quelques ouvrages qui (faute de stage de limousinerie, si mon planning ne me le permettait pas) m'éclaireront peut-être là-dessus, ça m'intéresse.  Quant à découvrir le chanvre, je n'y suis pas rétive non plus. A son heure aussi.

J'ai une bétonnière à me dégoter (je ne peux plus me contenter d'une gamate !!) et un point à faire sur les matériaux rassembler pour entreprendre les fondations...

Florence




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Re,

Non, pas trop amers ; je reste simplement avec l'inquiétude de fournir à la pièce une paroie qui ne sera pas autant "perspirante" qu'elle l'aurait été avec d'autres matériaux. Ce qui m'importe c'est de penser que le lieu, le sol, les murs sont humides, que je souhaite le transformer en lieu habitable, un bureau dans lequel je n'aimerai pas voir les pages des livres gondoler et que l'ensemble donne l'impression d'étuve moite et tiède...

Les murs les plus fins de mon habitat ne sont pas à moins de 80 cm d'épaisseur (ce qui me paraît utile pour me passer d'isolation ext et int) Je pense ne pas dépasser les 30cm pour l'espace cave, ce qui signifie que j'aurais à m'affranchir d'une épaisseur d'un matériau isolant thermique / phonique + enduit. Ne dois-je pas penser me demander si le mur en pierres + isolant + enduit pourra encore remplir ce rôle perspirant ? Et si non, si l'espace ne le demanderait pas ?

De plus, si j'opte pour le projet d'installer un sol sur hérisson ventilé (je peux penser un/des forage(s) de 10 cm dans le gros mur d'1m40 pour ce faire) dont j'ai trouvé le principe sur ce lien : http://www.alliance4.fr/uploads/fiches/documents/herisson.pdf ; le hérisson (pour la part sol) et le mur seront-il suffisants pour les échanges nécessaires à l'évacuation de l'humidité ?...

C'est vrai qu'un stage de "limousinerie" me parlerait bien et l'illustration à laquelle vous m'avez renvoyée m'intéresse. Mon temps est juste conditionné par une autorisation de travaux pour la partie "réfection de la porte d'entrée", autorisation qui court jusqu'en décembre 2011 seulement. J'ai toujours pensé que l'installation de la porte vitrée ne pouvait que se faire à partir d'un niveau du sol construit et parvenu à sa couverture définitive... à voir. J'aimerai faire l'économie d'une demande de prolongation d'autorisation bien sûr.

L’écheveau de relations co-dépendantes là me semble incontournable !

Florence

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Bonjour Gérard,

Merci de donner quelques amers à mon brain-storming !

En effet, c'était ma toute première idée, il y a pas mal de temps de cela, d'utiliser les quelques 3 tonnes de pierres qui dorment dans un coin de mon garage pour rebâtir ce mur que je savais avoir à refaire. Je n'ai jamais fait de stage de 'limousinerie' et les quelques images que j'ai vues sur votre site m'ont parues très engageantes. J'ai cependant déjà bâti en pierres (que moi, je n'avais jamais entendu appeler "moellons") plusieurs lieux de mon habitation (morceaux de murs, colonne (et ses ancrages au mur existant) supportant la poutre d'un plancher, soubassements d'un plancher en bois porteur....) et j'ai déplâtrer et rejointer tous les murs dans l'espace habitable dans lequel je vis aujourd'hui. Manipuler, agencer, jointer la pierre, même si c'est très long, c'est (à mon esprit) ce que je sais faire de mieux en rénovation. Cela c'est avéré pour moi être la porte d'entrée au fait de découvrir avec bonheur que je pouvais 'bâtir' (même si j'ai beaucoup à apprendre bien sûr !).

J'avais depuis, pensé que les pierres, c'est très long à agencer, elles n'offrent quand même pas les performances des matériaux d'isolation auxquels je m'intéresse, je vais recouvrir cette surface de mur d'un enduit pour avoir une surface claire et gagner en luminosité...

Il est vrai que je dois bien avoir les 3/4 du mur déjà en stock, que la pierre ne craint pas vraiment l'humidité, que les ancrages à faire dans les mur existants, en regard de l'épaisseur des pierres posent moins de problème, que je pourrais débarrasser mon garage (ce serait un comble d'avoir à amener ces pierres à la déchèterie !!)... (et tout ça pour pas un caillou !...)

BIEN !

Je vais laisser décanter...

Florence



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Rebonjour,


D'autres questions se posent à moi sur la jonction que je vais pouvoir réaliser entre le mur à bâtir et les parois existantes de la voûte et des murs de part et d'autre. Les notices de constructions d'un mur en bloc pierre ponce préconisent un chaînage vertical pour plus de 4m de longueur de mur... Je n'ai rien lu sur les jonctions entre bloc pierre ponce et autres matériaux... La situation demande forcément que je m'engage dans une prise de risque entre recherche d'un minimum de stabilité de la structure du mur et nécessité de lui permettre une marge de jeu par rapport à une assise souple.

Vos idées, expériences en la matière seront les bienvenues,

Florence

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Bonjour,

J'ai cherché les données techniques pour comparer les performances et contraintes de mise en oeuvre des blocs de pierre ponce (épaisseur 36cm) et des blocs de béton chanvre (30cm) pour bâtir un mur mitoyen (non porteur) sous 1 voûte et entre des murs de pierres calcaires, en milieu humide (le sol, les murs et certaines parties de la voûte sont et restent humides toute l'année) et sur un terrain meuble.
Ce qui résulte d'un comparatif des 2 blocs (conduction thermique, affaiblissement acoustique, résistance à la diffusion de vapeur...) [ http://www.batirbio.org/html/Economie-d-energie/materiaux-de-construction-Conductivite-et-energie-grise.html] est que le bloc de pierre ponce présente moins d'avantages.
En regard des contraintes de mise en oeuvre, le bloc de pierre ponce supporterait parfaitement de se trouver au contact de l'humidité et peut se bâtir avec un joint de 1 cm d'épaisseur sans perdre trop de ses qualités (relatives) d'isolant. Bâtir avec des joints épais répondrait à la nécessité pour le mur d'absorber une partie des mouvements qui auront lieu à partir du sol argileux. Pour le bloc de béton chanvre, les documentations pointent le souci qu'il faut avoir de l'isoler de toute contiguïté avec des matériaux humides et aucune ne mentionne une alternative au fait de bâtir autrement qu'à joints minces (3mm).

J’aimerai être éclairée sur ce qu'il est possible d'aménager comme écart ou comme inventivité par rapport aux notices techniques des matériaux de construction. Ce qui m'apparaît comme rédhibitoire serait de mettre le béton chanvre en contact avec une surface humide mais, serait-il possible d'imaginer un monomur "bi-blocs" ? avec des blocs pierre ponce en périphérie du mur et des blocs béton chanvre dans la partie centrale (mur de 14 m2) par exemple ?

Je ne sais pas s'il existe une/des réponse(s) qui se nourrisse d'expériences déjà réalisées de ce côté là...
J'accueillerai tout commentaire avec intérêt.

Florence

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Réhabilitation / Re : Fondation pour un mur non porteur
« le: 06 août 2011 à 00:00:30 »
Bonsoir Gérard,

Merci pour cette réponse bien tranchée qui m'éclaire vraiment et me permet de cheminer.

J'ai quelques ouvrages à potasser sur lesquels j'espère pouvoir m'appuyer pour continuer de préciser tous les choix que j'ai à faire...

Merci de tes lectures bienveillantes,

Florence

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Réhabilitation / Re : Fondation pour un mur non porteur
« le: 04 août 2011 à 17:13:04 »
Bonjour Gérard,

Je ne manquerai de faire part de l'avancement de mes réflexions, documentations et décisions. J'aurai je pense encore pas mal de questions aussi et les avis et conseils seront les bienvenus.

Pourquoi dis-tu que la fondation n'a pas à être profonde ? Je l'ai creusée à 40 cm pour correspondre aux recommandations des fondations hors-gel. Il est vrai que le sol en question n'est pas directement exposé aux intempéries mais l'espace du voisin est aussi ouvert à la température extérieure (porte non étanche et fenestrou ouvert..).

Pour l'instant l'humidité présente dans le trou que j'ai creusé n'évolue pas depuis le début. Le côté présent sous le mur constitué de roche (ce que je croyais être une roche d'un seul tenant et qui était couvert par une croute de ciment gris que j'ai piqué est en fait des strates de roches s'effritant alternées de strates de terre argileuse et très humide aussi mêlées de pierres de taille ici et là) tout ce pan de mur (à droite sur la photo) est à 20 mètres du fameux puits de mon voisin et est beaucoup plus humide (l'argile fond sur le doigt un peu comme une aquarelle), argile mouillée mais non suintante, pas d'eau dans le fond de fouille.

Je note le conseil de sagesse mais l'idée qui résiste et persiste en moi est de penser qu'une fondation classique en béton et armée sera peut-être à envisager si j'opte pour un bâti blocs de pierre ponce ou blocs de béton chanvre.
Une fondation de pierres hourdies à la chaux ou un mélange de pierres et d'argile me conduirait à faire le choix soit de bâtir un mur en pierres soit ?...

Je dois trancher sur la question.

Une question reste pour moi : quelle est l'importance d'une fondation qui permettrait des échanges (mouvements, humidité...) avec le sol dans lequel elle s'implante ?
Quel risque de concevoir une fondation étanchéifiée dans un milieu humide par exemple...?


Florence



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