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Messages - Mélusine

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Réhabilitation / Re : mur intérieur enterré
« le: 04 mai 2011 à 13:32:40 »
Il vaudrait mieux éviter le bitume pour son bilan et sa toxicité.  
On peut examiner les isolanst sur 3 points : imputrescibilité, perméance à la vapeur d'eau, caractère hydrophile, (Réf. Isolation écologique (JP Oliva) :

Minéraux :
Verre cellulaire, non perméant
Mousse de verre, verre expansé, perlite .TB tenue, perméance ok. Prix ++, Bilan carbone -. Perlite hydrophile.
Vermiculite. Imputrescible, perméance ok. Hydrophile.
Pierre ponce, billes d'argile et pouzzolane. Imputrescible. Lambdas moyens. Perméants. Pouzzolane et billes d'argile hydrophiles. Bilan énergie grise moyen pour les billes.
Mousse minérale (type béton cellulaire).Bilan énergie grise -. Capillaire. Perméant. Bon lambda.

Végétaux :
Un seul; le liège, TB tenue à l'humidité, peu capillaire, bon lambda. Préférez le liège expansé (meilleur lamda, plus résistant).

Les matériau hydrophiles voient leur lambda diminuer en présence d'humidité. On utilise cette caractéristique pour drainer l'eau dans les dalles chaux-pouzzolane par exemple.

Dans votre cas, l'humidité éventuelle serait drainée de l'ancien mur, au travers de l'isolant puis des briques pour s'évaporer au contact de l'air intérieur. Un enduit chaux est alors recommandé.

Pour éviter une remontée trop importante, vous pouvez utiliser le liège ou la perlite sur 1 m comme le conseille Gérard et combler le reste avec un matériau moins coûteux.
Du liège dans tout le vide, créera une rupture vis à vis de l'humidité du mur existant. Une partie de la vapeur d'eau passera au travers du complexe, une autre partie restera dans l'ancien mur.

Finalement, le choix de vos matériaux dépend de ce que vous souhaitez :
- un complexe isolant
- un complexe drainant

Et bien sur si vous réalisez le drain extérieur, cela devrait assainir considérablement le mur.

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Réhabilitation / Re : mur intérieur enterré
« le: 04 mai 2011 à 13:02:21 »
Bonjour,

De rien, si cela vous aide c'est le principal. BTC signifie briques de terre crue, c'est une option possible. On les utilise souvent pour amener de l'inertie. Attention cependant qu'elles ne prennent pas l'eau. Le moins cher pour le liège c'est d'acheter des plaques (de bon prix sur Ebay petites annonces) et de l'égrainer soit même avec un broyeur à végétaux. Il y a d'autres isolants. Pour les coûts cela dépend de la région et des tarifs que vous pourrez obtenir :
- pouzzolane
- billes d'argile
- liège en vrac
- vermiculite

Pour les comparer, vous avez le lamda (coefficient de chaleur spécifique) plus il est bas, plus le matériau est isolant. Typiquement lamda de 0.06 à 0.035.
Le Sd (coefficient de perméabilité à la vapeur d'eau), plus il est faible plus le matériau laissera passer la vapeur d'eau, ce qui est indispensable dans les vieilles maisons.
Un Sd de 0  à 5 offre une bonne perméance.

Bon courage pour les comparaisons de tarifs.

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Réhabilitation / Re : Ventilation et poêle à bois. VMI ?
« le: 04 mai 2011 à 12:55:12 »
Merci Berlo,
On murit encore cette idée. A bientôt

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Réhabilitation / Re : Ventilation et poêle à bois. VMI ?
« le: 02 mai 2011 à 08:49:08 »
Bonjour,

Berlo, non pas de prise directe. Je sais que quelques poêles le font surtout pour les maisons BBC, mais pas celui que nous avons. L'idée est donc de placer une bouche au plus près du poêle afin qu'il ait de l'air frais pour fonctionner. Si l'air est juste aspiré par le poêle, par effet de tirage, je pense qu'il se mêlera moins bien à l'air intérieur que si l'on met un ventilateur pour l'injection. Mais je me trompes peut-être.

AnnYTir, je suis bien d'accord que 100mm contribue à faire un important courant d'air, mais c'est la norme pour l'installation. Je suis d'accord également que l'air devrait être évacué par les pièces humides. En revanche, je ne vois pas pourquoi sa sortie dans les pièces de vie rend l'air moins agréable dans ces pièces. Je pense que le problème dans ce cas, c'est plutôt que le balayage des pièces humides peut-être insuffisant car l'air ressort depuis plusieurs pièces au lieu d'être canalisé vers une ou 2.

La récupération d'air dans le grenier me semble poser un problème d'échappée d'air chaud si on ne met pas de moteur. Dans ce cas l'air chaud va monter. Mais comme l'idée est de mettre en place une ventilation par insufflation, l'air serait capté dans le grenier (plus chaud qu'à l'extérieur) et injecté dans le salon.

Dans la maison que nous louons actuellement, la sensation de courants d'air est permanente et nous devons chauffer beaucoup pour compenser. L'air s'infiltre par les défauts d'étancheité . D'après mes lectures, l'insufflation permet de résoudre ce phénomène car elle ne chasse que l'air déjà chauffé et usé. Je ne prétends pas que ce soit le meilleur moyen de rentabiliser son chauffage, dans un cas comme dans l'autre l'air extrait est de l'air chaud. Cependant, sur la sensation de courant d'air, si l'on arrive à bien gérer la bouche d'air principale, ce devrait être plus confortable. Qu'en pensez-vous ?

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Effectivement, je comprends que vous préfériez utiliser ce que vous avez sous la main. Nous avons d reboucher un endroit où les pierres ne tenaient plus très bien(pan de mur de 10 cm de large entre 2 poutres verticales).

Nous avons débuté par replacer des pierres liées au mortier de chaux dans les creux les plus importants. Pour finir, on a maintenu une planche en bois et banché le reste du mortier.

Je n'ai pas eu besoin d'autres solutions mais j'avais imaginé utiliser une poche à douille pour les endroits délicats d'accès, peut-être que cela vous permettrai d'avancer plus vite.

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Isolation écologique / Re : Isolation maison années 60
« le: 01 mai 2011 à 16:51:46 »
J'oubliais : l'enduit ciment sur du parpaings, aucun problème puisque ni l'un, ni l'autre ne sont respirants. A moins que l'enduit s'effrite et qu'il pose problème pour l'isolation extérieure vous pouvez le laisser.
 
Les systèmes d'isolation par l'extérieur que j'ai vu sont :
-colle de panneaux de polystyrène ou PU, enduits
-colle de panneaux de fibre de bois + maillage+enduit
-ossature bois + ouate de cellulose+ parepluie + bardage
-doublage des murs avec béton cellulaire et remplissage du vide avec isolant minéral (perlite, vermiculite...) ou liège en granulés.

Comme vous n'avez à priori pas besoin de vous soucier de la perspiration de l'ensemble, vous pourrez choisir en fonction de votre budget et de vos convictions. Personnellement, j'ai une préférence pour l'ossature bois et le bardage, je trouve que cela donne du caractère à la maison et l'isolant ne provient pas de la pétrochimie.

Pour le chauffage, au lieu de remplacer la chaudière, vous pourrez peut-être la soulager par l'installation d'un poêle à bois avec bouilleur. L'eau chaude produite est utilisée pour le chauffage et/ou l'ECS. Vous profitez du chauffage par rayonnement et convection dans le salon.
Pour les radiateurs, je ne sais pas. En revanche, les anciennes chaudières fonctionnent à hautes températures, inutile d'investir dans des radiateurs basses températures. Un nettoyage des boues dans la cuve de fioul et une vérification de la régulation avec l'installation d'un thermostat d'ambiance peuvent également améliorer l'efficacité de votre chaudière.

Mélusine

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Isolation écologique / Re : Isolation maison années 60
« le: 01 mai 2011 à 16:43:24 »
Bonjour Nomis,
félicitation pour le compromis et LePetitBébéEnCours.

La problématique de rénovation thermique pour les maisons construites après 1940, n'est pas la même que celle des maisons anciennes (avant 40). Comme vous le disait Jean-Noël, le pavillon a probablement une rupture de capillarité.
Le mieux c'est de faire le point précisément mur par mur en retirant les papiers peints que vous souhaitez changer et en examinant avec détail les zones qui présentent des traces d'humidité. Sont-elles situées derrière une baignoire, sous une fenêtre ?

Bref, il vaut mieux identifier la cause avant de se lancer dans l'isolation.

Je me demande, peut-être à tort, si le choix de l'aluminium pour les fenêtres est judicieux. Nous remplaçons nous aussi les menuiseries (9 fenêtres et portes-fenêtres) et comme vous, nous avions envisagé l'aluminium au départ. Du mixte pour être exacts (bois intérieur-alu extérieur). Le surcoût était important et la performance pas toujours supérieure. On a fait faire plusieurs devis également. Au final 7000€ pour du chêne prépeint blanc coef Uw =1.6 contre 17 000€ bois exotique coef Uw=1.5 chez une grande marque industrielle.

De ce que j'ai appris depuis 7 mois de chantier, les priorités pour améliorer sensiblement le confort sont :
1/ comprendre le fonctionnement du bâti et identifier les problèmes
2/ donner la priorité à l'isolation dans l'ordre suivant : Combles (33% des déperditions), murs 22%, fenêtres 12%
3/ éliminer les polluants intérieurs ou éviter d'en remettre lors des travaux (nettoyage de la VMC si existante, suppression de la laine de verre détériorée...)
4/ mettre un chauffage plus éco-logique/nomique

En limitant le budget fenêtres, vous pourriez favoriser l'isolation extérieure, non ?

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Réhabilitation / Ventilation et poêle à bois. VMI ?
« le: 01 mai 2011 à 11:26:17 »
Bonjour,

L'installateur de notre poêle STUV 30 réclame une entrée d'air extérieur de 100cm. Au début, j'ai trouvé que c'était une hérésie. Depuis, je me suis un peu renseignée. L'entrée d'air évite de mettre la maison en dépression et donc que l'air froid entre par les défauts d'étanchéité (fissures, joints entre maçonnerie et poutres, ect...)
Sur le principe, très bien.
Je me suis également renseignée sur les différents modes de ventilations, de la ventilation naturelle à la double flux (supertechnologicocoûteuse!). Il semblerait que la ventilation par insufflation (l'inverse d'une VMC donc) soit un bon moyen d'optimiser le tirage des appareils à combustion, de ventiler l'habitation et d'évacuer l'air via les bouches prévues pour l'arrivée d'air d'une VMC (grilles sur les fenêtres par exemple).

Donc au lieu de se contenter de la bouche d'air extérieure pour le poêle, j'envisage de mettre une insufflation d'air. Autoconstruite, au vu des tarifs (3000 à 5000€ pour un ventilateur et une résistance électrique). Le but est d'optimiser la dépense énergétique.

Petites questions :
Que pensez-vous de cette idée ?
Quelqu'un a un système similaire ?
Comment limiter l'entrée d'air froid ? (sans mettre une résistance électrique)

Je crois que l'idéal serait de profiter de l'arrivée d'air d'un puits canadien ou d'une serre bioclimatique mais nous n'en avons pas encore.
On dispose d'une grange, non chauffée et non isolée, mitoyenne au salon et de combles exposés plein sud à l'étage, là encore rampants non isolés. L'isolation est faite entre le mur du salon et la grange ainsi que les sols du grenier.

Serait-il possible de récupérer l'air dans le grenier ? Est ce que cela créerait un contre tirage ? On dispose d'une ancienne lucarne condamnée, il serait peut-être possible de la transformer en capteur à air.

Merci d'avance pour vos avis et conseils sur cette "drôle" d'idée.

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Réhabilitation / Re : Projet dalle RDC
« le: 01 mai 2011 à 06:53:26 »
De rien Thierry, bon courage pour la réalisation.
A bientôt.

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Réhabilitation / Re : peinture suédoise
« le: 30 avril 2011 à 17:29:33 »
Bonjour,
C'est vrai que d'après l'échantillon que j'ai vu la peinture est assez couvrante. Ce n'était pas un problème dans le cas de la maison dont je parlais car le propriétaire a choisi des fenêtres en bois exotique que la peinture rouge couvrira facilement.

De nôtre côté, nous avons choisi des fenêtres en chêne pré-peint blanc et une porte en bois exotique, faute de choix. J'espère réussir la mise en couleur. J'apprécie particulièrement le bois et le veinage mais en extérieur cela ne me parait pas indispensable. Un bois bien couvert est un bois protégé. On garde le veinage apparent en intérieur sur les poutres, les fenêtres, les portes...
Pour l'utilisation de la peinture en intérieur, il est peut-être possible de la diluer plus pour diminuer la couvrance et mieux voir les veines, qu'en pensez vous ?

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De rien, je suis contente si cela peut vous aider.
Cela prend du temps de comprendre comment fonctionne le bâti ancien et surtout les particularités de sa propre maison, mais c'est important, personne ne le fera pour nous. Et comme le bien-être est une sensation très subjective, vous saurez mieux que n'importe quel vendeur ce qui vous convient.
Autrement, on arrive vite avec des budgets impossibles pour un résultat imprévisible.

A bientôt.

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Réhabilitation / Re : Combler des vides importants dans les murs
« le: 30 avril 2011 à 17:13:31 »
Bonjour,
Je partage l'avis de Belle de Cadix, si le mur n'a pas de problème de tenue, pourquoi mettre de la chaux en remplacement de la terre ?
Vous pourriez récupérer des pierres et remplacer celles qui sont tombées en les maçonnant à la terre.

Nous avons réutilisé la terre récupérée lors de la démolition du doublage des murs pour remplir des galeries dans un mur en bauge. Je n'étais pas trop sûre de moi mais la tenue est impeccable. Le mortier de terre est très solide. Il a suffit de mélanger la terre récupérée avec du sable et de l'eau. J'ai rempli les trous à la main, avec un bout de bois pour les endroits plus difficiles.

A bientôt. Bonne soirée.

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Réhabilitation / Re : mur intérieur enterré
« le: 30 avril 2011 à 17:06:45 »
Bonjour Jemeal,
Il me semble qu'une épaisseur de 15 cm des isolants proposés ne sera pas un problème (si ce n'est le coût). La difficulté d'une lame d'air est qu'elle doit être parfaitement immobile pour être isolante. C'est pour cela que Gérard vous recommande 5 cm maximum autrement vous aurez des mouvements de convection. Il faudrait également boucher les interstices du murs actuel avant de réaliser le doublage (enduit chaux).

Solution 1 : doublage+isolant

Avantages :
- permet une meilleure isolation (15 cm de liège en granulés R=0.15/0.04=3.75).
- facilité de mise en œuvre, montage du mur et remplissage du vide au fur et à mesure.
- grand choix de matériau pour le mur de doublage

Inconvénients :
- perte d'espace

Solution 2 : banchage[/b][/u]

Avantages :
- diminution du volume occupé par l'isolation
- rattrape les défauts du mur existant
- continuité avec le mur existant

Inconvénients :
- sensibilité de l'ossature bois à l'humidité
- mise en œuvre (montage de l'ossature puis coulage du béton chaux+isolant)

Dans les 2 cas, en utilisant des matériaux perspirants (perméable à la vapeur d'eau) et un enduit chaux vous devriez résoudre votre problème. Il ne faudra pas oublier de traiter l'humidité à sa source grâce au drainage extérieur (à distance du mur).
La finition du parement intérieur est assez libre (BTC, briques de terre cuite, enduit chaux, enduit terre, badigeon). La surface du nouveau mur sera plane et vous pourrez poser vos meubles.

Bonne fin de journée.
Mélusine


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Réhabilitation / Re : Projet dalle RDC
« le: 29 avril 2011 à 13:47:42 »
Bonjour Thierry,
Nous avions envisagé de réaliser un plancher chauffant également. Pour différentes raison, nous optons finalement pour des murs chauffants.
Les procédures que nous avions vu, y compris dans l'isolation écologique de JP Oliva, indiquent :
- Hérisson
- Dalle de 8 cm minimum (il est possible de la faire isolante = chaux-pouzzolane ou chaux-schiste..)
- Liège 2x3 ou 2x4 cm. La couche croisée permet de diminuer les ponts thermiques
- chape d'enrobage au moins 4 cm. Les plombiers nous conseillaient d'avoir 3 cm de recouvrement des tuyaux. Pas plus pour ne pas perdre trop de chaleur, pas moins pour assurer une bonne protection des tuyaux.
- barbotine et pose des carreaux de terre cuite.

Il est possible de poser les carreaux directement à l'avancée dans la chape mais dans ce cas, il faut prévoir l'épaisseur suffisante (2cm entre les tuyaux et les tomettes).C'est plus délicat de contrôler cette mise en oeuvre.

La bande d'isolant se place en bas de murs avant la coulée de la chape. Certains la conseillent avant même la dalle, d'autres spécialistes du bâti ancien préconisent au contraire de garder la dalle solidaire de murs, la chaux n'ayant pas de problème de fissuration comme le ciment.

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Bonjour Réglisse,

C'est vrai que les budget sont toujours serrés. Pour la chaux selon les marques vous pouvez la trouver à partir de 9.50€ HT. Certaines montent à 18€ HT.
Si possible, il vaut mieux s'approvisionner ailleurs que dans les grands réseaux (Point P, Réseau pro ...) et ne pas hésiter à comparer les prix, livraison incluse.

Si vous avez de la terre suffisament argileuse, le coût sera bien moindre. Selon l'épaisseur vous pourrez obtenir une isolation convenable.
Le lambda du torchis allégé est donné entre 0.12 et 0.15, celui du chaux chanvre à 0.05. Il s'agit de moyenne car le lambda réel dépendra de votre mélange.

Ce qui signifie qu'avec 20 cm de chaux-chanvre,vous aurez un R=0.2/0.05= 4
Il vous faudrait 48 cm pour obtenir le même R en torchis allégé.
La réglementation thermique 2012 recommande un R minimal de 3.2, ceci dit vu que votre mur est mitoyen une épaisseur moindre devrait suffire pour votre confort.

Pour le chanvre, il y a parfois des filières locales, c'est le cas dans le Perche et l'orne (Ecopertica), il s'agit d'une coopérative, vous trouverez les infos sur leur site.

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