Forum Tiez-Breiz - Maisons et Paysages de Bretagne
Bâti ancien => Réhabilitation => Discussion démarrée par: DVD le 26 avril 2011 à 21:05:31
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Bonsoir,
j'ouvre un nouveau post suite à un message sur un post en cours.
Je pense mon sol avec un réseau d'eau pour un chauffage au sol.
J'ai lu quasi tous les posts relatifs au sujet sur le forum et comme il n'y pas de solution unique je vous propose mon choix en l'état :
Hérisson entre 12 et 15 cm pour récupérer les niveaux
Dalle chaux-bille d'argile expansée 12cm (j'ai participer à la mise en œuvre à Lannedern)
Liège expansé en double couche 2*2cm
Fixation sur le liège des tuyaux pour l'eau
Chape chaux-sable de 6 cm enrobant les tuyaux
Terre-cuite.
Quels sont vos avis sur ce schéma ?
Dvd
PS : Sans tarder je mettrai sur le forum les photos de la cheminée qui vient d'être remontée en pierre de jauge
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Bonsoir,
comme posté précédemment, je pense que la dalle qui inclut les tuyaux doit être plus épaisse, pour la question qui a son importance, de l'inertie thermique, qui risque d'être insuffisante.
Gérard.
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Bonsoir,
6 cm de chaux sable, plus les terre- cuite répond aux préconisations de JP Oliva en terme d'inertie, non ?
Dvd
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Re !
ce que je puis dire, c'est que l'épaisseur de la dalle qui intègre les tuyaux est fonction de l'écartement de ceux-ci. Afin de faire en sorte de bien répartir la chaleur, que l'on ne suive pas les tuyaux à la trace ! Il faut imaginer comme un diagramme de température qui monte du tuyau vers la surface de la dalle, en "V", le tuyau étant disposé en bas du "V", les branches du "V" étant à 45°, il faut que le haut des branches du "V" se touchent à la surface de la dalle. Cela vaut ce que ça vaut !
Gérard.
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Ok, je saisi.
Étant un peu psychorigide par moment, je me pose encore une question :
est-ce utile de faire du chaux-bille d'argile entre mon hérisson et mon liège (hormis la notion d'isolant thermique).
Merci pour tes lumières !
Dvd
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Bonjour Dvd,
euh... quelles lumières ?!
De mon (petit) de vue là encore, je pense que le liège est un luxe. Néanmoins, j'en placerais en périphérie seulement, là où le sol est forcément moins "chaud". Au centre, c'est peu nécessaire. Une dalle semi-isolante apportera un surcroit d'inertie.
Gérard.
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Bonjour DVD,
Je vois que l'on se pose les meme questions et je dois avouer que ca fait maintenant plusieurs mois que je me les pose mais la il me reste au plus 2 mois pour prendre ma decision. Ce qui me chagrine le plus dans la conception de la future dalle c'est de poser des plaques de liege tout en sachant que ca va rendre l'ensemble plus ou moins impermeable a l'humidite et annuler ainsi le benefice de la dalle a la chaux. A partir de la, je me demande si une dalle a base de chaux/sable/granules de liege avec le PC pose directement dessus ne serait pas preferable mais bon la je crois que le macon va me regarder comme un extra terrestre et puis au niveau resistance mecanique, isolation thermique c'est l'inconnu.
Cdlt
Thierry
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Bonsoir,
à partir du moment où un mur est sain, bien drainé par l'extérieur, pas de source sous la maison...
On peut aussi adopter une solution hybride : le liège horizontal uniquement en périphérie, car c'est bien là qu'il faut isoler, au centre, c'est bien moins nécessaire, même si le facteur inertiel risque d'être très important, enfin cela dépend de la nature de la dalle !
Cela étant, je vais finir par donner le fond de ma pensée : le chauffage par le sol est à priori non bénéfique pour la santé humaine. C'est un propos que je reprends régulièrement ici, sans fondement réel, mais pour ce qui me concerne, j'en tiens compte : pas de chauffage par le sol chez moi. Je privilégierais le chauffage intégré aux murs ! (sur un mur de refend, c'est l'idéal !) Les anciens faisaient tout pour gérer ces phénomènes, et nous les recréons par de la circulation d'eau pour le chauffage. De plus, cela peut se conjuguer avec les réseaux de Hartmann, induits par le courant 50 Hz.
Gérard.
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Nous nous sommes posé les mêmes questions dans tous les sens.
Le liège permet de fixer les tuyaux et de dessiner le quadrillage. Si l'on ne place le liège qu'en périphérie, on conserve le bénéfice de la dalle respirante mais on ne dispose plus de support pour le plancher chauffant.
D'après les chauffagistes consultés, notre système perspirant peut induire une condensation sur le tube et détériorer le liège à long terme. En effet, la chaleur du tube dans la chape, en contact avec le liège plus froid peut amener une condensation surtout si la vapeur d'eau est en contact avec le tube. Sauf si l'on met en place un pare-vapeur. Ce qui explique sa présence dans les systèmes tous prêts (papier kraft inclut dans les systèmes "écologiques de Acome - thermacome par exemple).
Reste que le liège est imputrescible mais ça, ils n'ont jamais voulu l'entendre.
D'après JP Oliva le Sd du liège en plaques varie de 5 à 35 ! Dans un cas il est perméable dans l'autre il constitue un frein-vapeur. Il convient de vérifier la fiche technique du liège prévu comme support.
Enfin, il faut savoir que le DTU relatif aux planchers chauffants impose comme enrobage une chape anhydrite ou une chape en béton autolissant. Ce qui veut dire que pour un enrobage à la chaux, vous n'aurez pas d'autre solution que de tout faire vous même et que vous n'aurez aucune garantie même si le plombier place les tubes. C'est toujours mieux de le savoir "avant".
Nous nous étions renseignés, les chape anhydrite est constituée de gypse, elle est donc perméable à la vapeur d'eau. Le problème est qu'elle ne tolère pas l'humidité. Dans notre cas, dalle chaux-pouzzolane sur terre battue, cela nous a paru trop risqué.
La chaux a une conductivité plus faible que le béton ou la chape anhydrite, le plancher sera moins performant.
A mon sens, l'idéal aurait été un PC avec un enrobage en terre.
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(suite...)
JP.Oliva propose une isolation sous la dalle pour obtenir une grande inertie mais dans le cas d'un plancher chauffant, il faudrait un dimensionnement très important pour chauffer tout ce volume et le temps de réaction du chauffage serait de plusieurs jours. Ce qui parait peu adapté pour un émetteur de chaleur.
De notre côté, on a fini par renoncer au PC pour toutes ces raisons en plus des éventuelles perturbations géobiologiques dont parle Gérard. On va faire des murs chauffants même si la répartition n'est pas optimale.
Pour la dalle chaux-pouzzolane, elle permet d'obtenir un support stable et d'économiser sur la quantité de liège (2 couches croisées de 4cm au lieu de 2 couches de 3cm par exemple); En cas de remontées humides, elle gérera cette humidité avant qu'elle n'atteigne le liège même s'il parait peut probable que le hérisson soit dépassé.
Chez nous les dalles chaux pouzzolane absorbent en quelques heures les litres d'eau déversés lors du mouillage des murs pour les enduits. C'est assez étonnant !
Rétrospectivement, puisque nous ne faisons pas de pc, j'aurai préféré mettre le liège sur la terre battue puis faire la dalle chaux-pouzzolane et enfin la chape avec les tomettes. On aurait eu un sol avec 14 cm d'inertie et d'absorption.
Au sujet du PC et de la géobiologie :
Je suis sensible à l'argument que nous ne savons pas tout et qu'il vaut mieux être prudents. Cependant, les réseaux d'alimentation en eau courent également sous nos pieds et dans les murs. L'interaction entre les réseaux électriques et le réseau du plancher chauffant peut générer des ondes électromagnétiques, mais il me semble avoir lu que ces ondes sont atténuées par la chape chaux et encore plus par une chape en terre. Il faudrait une véritable étude chiffrée pour connaître l'impact éventuel sur la santé.
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Bonjour à tous et merci pour tous les informations que j'ai pu lire dans vos différents échanges.
je dois réaliser la chape support des dalles d'ardoises de la pièce de vie (50 m2), sur liège et réseau de tuyaux pour plancher chauffant (posé par le plombier).
Je cherche des précisions sur :
le choix du sable : granulométrie, humidité
le choix du liant (chaux hydraulique ou ciment),
la proportion entre ces trois éléments,
l'épaisseur mini au dessus des tuyaux,
une mise en oeuvre avec un liant (qui pourrait être une barbotine) permettant une pose des dalles d'ardoise (ep : 10/20mm) au fur et à mesure
Voilà ce qui me préoccupe de manière assez urgente et si vous avez des info ou des documentations spécifiques à me conseiller je suis preneur.
Je réalise le chantier courant Août, c'est vous dire si le temps presse.
A vos claviers !?, merci d'avance.
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Bonjour,
Dans le choix du liant, le ciment est tout à fait proscrit sans négociation en ce qui concerne le bâti ancien. Mais vous ne nous dites pas de quelle nature est votre construction ? Ça compte quand même !
A bientôt,
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Bonjour Angore,
vous parlez de chape donc je suppose que la dalle est déjà réalisée ? Quelle est sa nature ?
La partie qui va recevoir la circulation d'eau chaude doit être en sable, de granulométrie étalée, pour des raisons mécanique, légèrement lavée mais pas trop, le liant c'est de la NHL et pas de ciment. L'épaisseur est dictée par le fait que la chaleur rayonnée par les tuyaux doit de fondre de façon homogène sur la surface, pour ne pas avoir de zones chaudes et d'autres froides. Il faut pour cela une épaisseur minimale, pour que les rayonnements, que l'on imagine "montant" avec un angle de 45° se rejoignent en surface. Et plus c'est épais, meilleure sera l'inertie thermique, ce qui est un facteur de confort.
C'est la chape fraîche qui accueillir les dalles, il faut les poser sur la chape fraîchement posée. Les joints seront faits avec le même mortier. Inspirez-vous de la fiche technique sur la pose des terres cuites.
Gérard.
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Bonjour et merci de votre assiduité.
portrait d'un nouveau visiteur de ce site, charpentier de mêtier et aujourd'hui technicien en charpente. Je fais réaliser avec mon épouse une rénovation d'un penty breton dans le pays de Fouesnant ("penty double" type bigouden, 10 x 15 m +refend parallèle façade séparant habitat et cave à cidre, trois lucarnes frontons et toiture zinc arquée, construction en granit sur lit d'argile du terrain).
Démolition des réno de 80 (doublage parpaing, dalle beton, polyane, polystyrene et placo...pas d'isolation de toiture) , donc modernisation tout en respectant la forme traditionnelle.
Le programme de rénovation écologique:
- création d'une lucarne (structure bois au nord pour amener de la lumière dans l'immense comble et isolation en fibre de bois au dessus des voliges existantes conservées et visibles de l'intérieur, nouvelles ardoises, creation de cheneaux
- drainages intérieurs et extérieurs des soubassements de murs, hérisson, dalle chaux-schiste expansé
- enduit chaux chanvre à l'intérieur de tous murs
- enduit chaux sable à pierre vue pour les murs intérieurs (réalisation personelle)
- poêle de masse comme moyen de chauffage principal et faisont office d'escalier d'accès à l'étage (réalisé par des allemands spécialiste de la construction sur site)
- chauffe eau sanitaire éléctro-solaire.
La dalle support est en chaux-schiste expansé.
épaisseur limitée par réservation 10 à 12 cm (complèxe isolant-tuyaux-chape-dallage ardoise)
le liant peut être de la chaux (NHL, Nhl Z) mais avec quelle résistance? Chaux 3.5 ou 5 ou plus?
Pose scéllée des ardoises directement sur ce mortier frais, faut-il tremper, mouiller ou pose seulement sur la chape fraiche?
Chape plutôt sèche et pas liquide ? ou bien souple avec une remontée de laitance? C'est pas si simple que l'on croît la maçonnerie et c'est un charpentier qui vous parle. Bonne lecture et encore merci de vos interventions.
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Bonsoir. j'aurais une question de novice, qu'est ce qu'est les réseaux de Hartmann, induits par le courant 50 Hz?
merci pour la réponse.
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@ Angore :
la "réno écologique" on appelle ça la réhabilitation.
bravo pour le programme ! pourquoi le drainage intérieur ? est-ce humide, y a-t-il une source sous la maison ? une dalle schiste supportera très bien l'humidité résiduelle.
Le poêle de masse ne se justifie pas dans l'habitat ancien : il apporte une inertie précieuse pour l'habitat en bois, mais pas vraiment utile pour l'habitat en pierre.
La résistance de la NHL 3.5 est très suffisante, sauf à l'endroit du poêle, où il faudra couler un carré oui en NHL Z. Encore que... 3.5 = 35 à 100 kg au cm2, rapportez ça à une surface de 1 m2, et vous allez voir ce que vous allez pouvoir y poser dessus !!!
Pour la pose des dalles d'ardoise, je ne sais pas répondre, ce doit être une technique spécifique. Néanmoins, je dirais : chape souple. La remontée de laitance de toutes façons aura lieu à cause de la richesse en chaux du mortier.
Gérard.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_Hartmann
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Bonjour,
merci pour le lien concernant les réseaux de Harmann. C'est bien des notions d'énergie, qui peuvent être bénéfiques, ou nocives, en fonction du moment où on s'y expose.
On s'éloigne un peu de nos sujets favoris ici !
Gérard.
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Je mets mon bémol habituel concernant ces pseudo-sciences. On a beau ne pas tout connaître, on n'a jamais observé de chose de ce genre quand les protocoles expérimentaux sont rigoureux (ce qui ne devait pas être le cas du bon dr Hartmann).
Avec l'article de wikipidia il faut également lire la discussion :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:R%C3%A9seau_Hartmann
et se renseigner sur l'expérience de Munich :
http://fr.narkive.com/2010/2/18/2218021-sourciers-lexperience-de-munich.html
Comme d'habitude je dis ça sans animosité pour quiconque, mais le principe de précaution doit également s'appliquer à l'information.
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Bonjour,
je me suis également posé des questions sur ces sujets en lisant d'autres posts sur le fofo.
En partant du principe qu'une source, qu'un phénomène géobiologique.... nuit effectivement à notre cadre de vie ou notre santé,
peut-on réellement comparer un circuit d'eau de type plancher chauffant au passage d'une source? Je suppose que les débits ne sont pas du tout identique?
Dans le cas d'une perturbation lié à un plancher chauffant, cela proviendrait-il bien de son débit? Dans ce cas n'importe quel chauffage à eau (cloison, radiateurs...) devrait nous causer des problèmes? (les ondes ne provenant pas du sol mais des emetteurs eux-mêmes)
Merci.
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Bonsoir,
il est vrai que je déconseille souvent, ici sur ce forum, le chauffage par le sol. Ce n'est pas du vécu, c'est simplement la re-transmission du message de Hervé Even qui conseillait de ne pas mettre en oeuvre la circulation d'eau sous son sol, pour le chauffage en particulier. Sans aucune preuve, sinon l'observation attentive des désordres dans le bâti ancien, l'emplacement des foyers de cheminées, la "lecture" des failles avec les baguettes. Au début, j'étais parfaitement sceptique ! (de formation technique...) mais la haute considération que je porte à l'homme pour l'avoir longuement cotoyé, sur les stages ou les 2 chantiers en Ariège, fait que je suis devenu sensible à ses paroles, toujours riches du savoir accumulé et pleines de bon sens. Tous ceux qui l'ont connu lors de stages Tiez-Breiz pourront témoigner.
Ce sujet est propice aux polémiques, qui peuvent durer indéfiniment. Ce n'est pas le but de ce forum de traiter de cette question, même si elle peut revêtir une grande importance pour certains, au moment des choix techniques !
Je m'abstiendrai désormais d'évoquer cette problématique question, les nouveaux venus pourront toujours en fouillant les fils de discussion, se faire leur opinion et prendre les bonnes décisions qui les concernent.
Gérard.
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Ce qui me gène c'est de mettre de l’ésotérisme dans l'écologie, l'image de l'écolo un peu farfelu, ça pollue/discrédite à mon avis les questions techniques et écologiques qui se suffisent à elles même.
Mais Gérard tu peux continuer à en parler, je comprends que l'on soit sensible à cela, et d'ailleurs, je trouve ce forum très sympa et utile, c'est une petite équipe qui donne vraiment de bon conseils, ça m'a bien aider dans mon projet, il faut continuer comme vous le sentez. Ce n'est pas bien grave finalement, de plus s'il y a moyen de faire des murs chauffants ce n'est que mieux vu qu'il n'y a pas de risque de perte de chaleur par le bas.
C'est bien d'informer les gens avec le pour et le contre, chacun se fera sont propre jugement, et il n'y a pas lieu de polémiquer, personne ne connais vraiment la vérité.
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Bonsoir,
sans vouloir relancer le débat !...
En parcourant le dernier livre de JP Oliva sur l'isolation écologique, je suis tombé sur un encart qui traite de la question, et que je retranscris ici, c'est une contribution.
Planchers chauffants et impacts sur la santé
Les planchers chauffants à circulation d'eau ont été souvent critiqués de plusieurs points de vue :
- la température des sols qui dans leurs premières versions était trop élevée et provoquait des troubles de la circulation veineuse. Dans les versions actuelles, cette température est réduite (maximum 25°C) et n'est plus une source de perturbations.
- l'incidence de l'eau circulant sur les réseaux électromagnétiques du sous-sol. De nombreux géobiologues ont constaté une amplification et une multiplication des zones perturbées par les circuits d'eau oscillants, comme au dessus d'un cours d'eau souterrain. Ce "stress électromagnétique" interférant en outre avec celui de l'armature métallique des chapes a incité de nombreux constructeurs des pays germaniques à abandonner cette technique de distribution de la chaleur, surtout dans les chambres à coucher et les zones de repos, et à y substituer celle des "murs chauffants". Cependant, avec une mise à la terre des treillis soudés et une vitesse réduite de l'eau dans les circuit, ces inconvénients sont très fortement atténués.
Et comme nous n'utilisons pas de dalle avec treillis !...
Gérard.